Publié le 30 octobre 2025 07:19:00. Des centaines, voire des milliers de retraités français pourraient voir leur pension augmenter suite à des recalculs effectués par l’Institution de Sécurité Sociale (ZUS). Ces ajustements, souvent méconnus, peuvent résulter d’oublis administratifs ou de situations spécifiques, et représentent une somme non négligeable pour les bénéficiaires.
- Les retraités qui ont continué à travailler après leur départ à la retraite sont particulièrement susceptibles de bénéficier d’un recalcul favorable.
- La redécouverte de vieux documents de travail, longtemps oubliés, peut également entraîner une augmentation de la pension.
- Une erreur de calcul affectant les pensions versées en juin 2009-2019 est en cours de correction, avec des majorations prévues dès juillet 2025.
Pour beaucoup de retraités, l’idée que les décisions de l’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) sont définitives et incontestables est profondément ancrée. Pourtant, il est possible de demander un recalcul de sa pension, et les résultats peuvent être surprenants. Dans certains cas, cet ajustement se traduit par une augmentation mensuelle de plusieurs centaines de zlotys (environ 23 à 29 euros).
Les situations les plus courantes qui justifient un recalcul concernent les personnes ayant continué à travailler après avoir commencé à percevoir leur pension. L’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) conserve un enregistrement de ces cotisations supplémentaires, mais attend souvent que le retraité fasse la demande pour les intégrer au calcul de sa pension. Chaque cotisation supplémentaire représente un point de retraite supplémentaire, et plus la période de travail post-retraite est longue, plus l’augmentation potentielle est importante.
Un autre cas de figure fréquent concerne les retraités qui ont retrouvé, après des années, leur certificat de travail. Ces documents, souvent enfouis dans de vieilles archives familiales ou provenant d’entreprises disparues, peuvent prouver des périodes de cotisation oubliées par l’Institution de Sécurité Sociale (ZUS). Ces preuves peuvent se traduire par une augmentation significative de la pension.
La loi permet également aux retraités ayant pris leur retraite anticipativement de demander un recalcul de leur pension une fois qu’ils ont atteint l’âge légal – 60 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes. Chaque situation particulière constitue un signal pour l’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) de procéder à un nouvel examen.
Le recalcul de la pension commence par l’addition de toutes les cotisations versées par l’assuré, tant avant qu’après le début de sa première pension. L’ensemble est ensuite soumis à un processus de valorisation, qui ajuste la valeur des cotisations en fonction de l’évolution de l’économie.
L’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) prend en compte l’inflation, la croissance des salaires et les évolutions économiques pour déterminer la valeur temporelle de l’argent. Une fois ce calcul effectué, le montant total est divisé par l’indicateur statistique d’espérance de vie. Plus le retraité est âgé, moins le capital est divisé en mois, ce qui se traduit par une augmentation du montant mensuel de la pension.
Les personnes nées entre 1949 et 1959 et ayant perçu une pension avant le 6 juin 2012 bénéficient d’un traitement particulier. Dans leur cas, l’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) considère qu’il s’agit d’une première demande, en tenant compte de l’intégralité du capital cotisé. Cela signifie que les cotisations antérieures et postérieures à la première pension sont prises en compte, et que les sommes déjà versées ne sont pas déduites.
Une erreur de calcul affectant les pensions versées en juin 2009-2019 a été récemment identifiée. En raison d’une utilisation d’un indice d’indexation annuel moins favorable au lieu d’un indice trimestriel, des milliers de retraités ont perçu des prestations inférieures de 200 à 300 zlotys (environ 23 à 35 euros) par mois. Le Tribunal constitutionnel a jugé que l’État était tenu de corriger cette erreur, et une loi prévoyant le recalcul automatique des pensions de juin a été adoptée.
Les premières majorations devraient apparaître en juillet 2025, et les indemnisations seront versées d’ici fin mars 2026. Cette fois-ci, la procédure sera automatique, sans nécessité de démarches administratives pour les retraités concernés.
Le montant moyen de l’augmentation de pension après recalcul varie entre 160 et 230 zlotys (environ 37 à 54 euros) par mois, mais certains cas peuvent atteindre des sommes plus importantes. À cela s’ajoute une indemnisation unique pouvant aller jusqu’à 1 800 zlotys (environ 420 euros) pour la période de juillet 2025 à mars 2026.
On estime que 95 à 103 000 personnes bénéficieront de ce changement, principalement des femmes nées entre 1954 et 1959 et des hommes nés entre 1949 et 1952 et 1954. Pour beaucoup d’entre elles, il s’agit d’une aide financière significative pour faire face aux dépenses quotidiennes.
L’Institution de Sécurité Sociale (ZUS) ne rappelle pas toujours automatiquement la possibilité d’un recalcul. Dans certains cas, comme lorsque l’âge de la retraite est atteint après avoir perçu une prestation antérieure, l’institution procède automatiquement. Cependant, dans de nombreuses autres situations, c’est le retraité qui doit prendre l’initiative.
Pour cela, il est nécessaire de remplir le formulaire ZUS-ER-WPS, qui peut être déposé en agence, envoyé par courrier ou complété en ligne via la plateforme de services électroniques (PUE ZUS). Bien que cette procédure puisse sembler complexe pour certaines personnes âgées, elle peut s’avérer très rentable.
Recalculer sa pension ne se limite pas à quelques zlotys supplémentaires. Il s’agit souvent de corriger une erreur du système qui a pénalisé les personnes ayant travaillé et cotisé toute leur vie. Pour certains, cela représente 200 zlotys par mois, pour d’autres jusqu’à 500 zlotys (environ 116 euros). Mais pour tous, c’est une question de justice.
Si l’État demande aux citoyens de croire en la solidité du système de retraite pendant des décennies, il est légitime d’attendre qu’il veille à ce que, à l’âge de la retraite, ils n’aient pas à compter chaque zloty avec difficulté.
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