Publié le 2025-12-13 00:21:00. Les autorités sanitaires américaines ont émis une alerte concernant une recrudescence du chikungunya au Bangladesh, particulièrement dans les grandes villes de Dhaka et Chittagong, incitant les voyageurs à prendre des précautions.
- Entre janvier et août 2025, 732 cas suspects de chikungunya ont été recensés à Dhaka, dont 400 confirmés en laboratoire.
- Environ 2 700 cas ont été signalés à Chittagong à la fin août.
- Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) recommandent de prévenir les piqûres de moustiques et, pour les femmes enceintes, d’envisager de reporter leur voyage.
Une épidémie de chikungunya sévit actuellement au Bangladesh, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires internationales. L’Institut d’épidémiologie, de contrôle des maladies et de recherche (IEDCR) a fait état d’une augmentation significative des cas, notamment dans les zones urbaines densément peuplées de Dhaka et de Chittagong.
D’après les données de l’IEDCR, 732 cas suspects de chikungunya ont été identifiés à Dhaka entre janvier et août 2025, parmi lesquels 400 ont été confirmés par des tests RT-PCR. À Chittagong, le nombre de cas signalés s’élève à environ 2 700 à la fin du mois d’août. Ces chiffres témoignent d’une propagation active du virus.
Les CDC précisent que la transmission du chikungunya se fait par la piqûre de moustiques infectés. La maladie, qui peut provoquer de fortes douleurs articulaires, a été signalée dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique, en Asie, en Europe et dans les Caraïbes.
Pour se protéger, les CDC conseillent de prendre des mesures pour éviter les piqûres de moustiques, telles que l’utilisation de répulsifs, le port de vêtements couvrants et le séjour dans des lieux climatisés ou protégés par des moustiquaires. La vaccination est également recommandée pour les voyageurs se rendant dans des zones à risque.
Les femmes enceintes sont particulièrement concernées et sont invitées à reconsidérer leur voyage dans les zones touchées, surtout si elles approchent de l’accouchement. Les nouveau-nés infectés, les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les personnes souffrant de maladies chroniques comme le diabète ou les problèmes cardiaques, présentent un risque de complications plus élevé. Bien que les décès liés au chikungunya soient rares, la maladie peut entraîner des douleurs articulaires persistantes pendant des mois, voire des années.
Il n’existe actuellement aucun traitement spécifique contre le chikungunya. La prise en charge se concentre sur le soulagement des symptômes, tels que la fièvre et les douleurs articulaires. Un appel à l’action concernant le risque épidémique de Chikungunya a été lancé par plusieurs organisations.
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