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Les alliés européens travaillent sur un plan si les États-Unis agissent au Groenland – The Irish Times

Publié le 7 janvier 2026 12h48. Face à la réitération des ambitions américaines sur le Groenland, les pays européens, dont la France et l'Allemagne, se concertent pour répondre à la menace, tout en cherchant à dialoguer avec l'administration…

Les alliés européens travaillent sur un plan si les États-Unis agissent au Groenland – The Irish Times

Publié le 7 janvier 2026 12h48. Face à la réitération des ambitions américaines sur le Groenland, les pays européens, dont la France et l’Allemagne, se concertent pour répondre à la menace, tout en cherchant à dialoguer avec l’administration Trump.

  • Les États-Unis envisagent de nouveau l’acquisition du Groenland, y compris une possible intervention militaire, selon des sources américaines.
  • L’Europe s’inquiète de cette situation, qui pourrait déstabiliser l’OTAN et aggraver les tensions avec Washington.
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que la question serait abordée avec ses homologues allemand et polonais.

L’idée d’une reprise du Groenland par les États-Unis refait surface, relançant les inquiétudes en Europe. Le président américain Donald Trump avait déjà exprimé son intérêt pour l’île arctique en 2019, estimant qu’elle était stratégique pour la sécurité nationale américaine. Cette semaine, il a réaffirmé son souhait de prendre le contrôle du territoire, suscitant une vive réaction des pays concernés.

Selon des informations rapportées par plusieurs médias, l’administration Trump étudie différentes options, allant d’une offre d’achat à une intervention militaire. Une source gouvernementale américaine a confirmé que diverses manières d’acquérir le Groenland étaient à l’étude, y compris un rachat. Le Groenland et le Danemark ont toutefois fermement déclaré que l’île n’était pas à vendre.

La perspective d’une action militaire américaine a particulièrement alarmé les pays européens. Une telle initiative, ciblant un allié de longue date du Danemark, membre de l’OTAN, provoquerait un choc au sein de l’alliance atlantique et creuserait davantage le fossé entre Donald Trump et les dirigeants européens. Le Premier ministre danois, Lars Løkke Rasmussen, et son homologue groenlandaise, Vivian Motzfeldt, ont demandé une réunion urgente avec le sénateur américain Marco Rubio pour discuter de la situation.

« Nous aimerions ajouter quelques nuances à la conversation. Les cris doivent être remplacés par un dialogue plus sensé. Maintenant. »

Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères du Danemark

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a indiqué que la question du Groenland serait au cœur d’une réunion avec ses homologues allemand et polonais. Il a également précisé avoir eu un échange téléphonique avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui aurait exclu la possibilité d’une invasion du Groenland.

« J’étais moi-même au téléphone hier avec le secrétaire d’État américain… qui a confirmé que telle n’était pas l’approche adoptée… il a exclu la possibilité d’une invasion (du Groenland). »

Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères

Cette prise de position intervient après que des inquiétudes ont été ravivées par une opération militaire américaine qui a visé un leader vénézuélien ce week-end, faisant craindre un scénario similaire pour le Groenland.

Le Groenland, avec ses 57 000 habitants, n’est pas un membre indépendant de l’OTAN, mais bénéficie de la protection offerte par l’adhésion du Danemark à l’alliance. Sa position stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Nord en fait un site crucial pour les systèmes de défense antimissile balistique américains. De plus, ses ressources minières pourraient répondre à l’objectif de Washington de réduire sa dépendance à la Chine. Donald Trump a régulièrement évoqué la présence de navires russes et chinois dans les eaux groenlandaises, une affirmation contestée par Copenhague.

« L’image qui est donnée des navires russes et chinois à l’intérieur du fjord de Nuuk et des investissements chinois massifs n’est pas correcte. »

Lars Løkke Rasmussen, ministre des Affaires étrangères du Danemark

Des données de suivi des navires, issues de MarineTraffic et LSEG, ne confirment d’ailleurs aucune présence de navires chinois ou russes à proximité du Groenland.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.