Publié le 21 novembre 2023 00:22:00. Les banques américaines revoient à la baisse leur soutien financier à l’Argentine, passant d’un plan de sauvetage de 20 milliards de dollars à une ligne de crédit à court terme de 5 milliards de dollars, après les récents succès électoraux du président Javier Milei.
- Les grandes banques américaines, JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup, ont suspendu leur plan initial de financement massif de l’Argentine.
- Un mécanisme de rachat de dette à court terme de 5 milliards de dollars américains est en cours de préparation pour aider Buenos Aires à faire face à ses échéances.
- La décision intervient après les élections de mi-mandat favorables au président Milei, qui ont conduit certains acteurs financiers à reconsidérer le niveau de soutien nécessaire.
Les banques américaines ont revu à la baisse leur engagement financier envers l’Argentine, abandonnant un plan de sauvetage de 20 milliards de dollars initialement envisagé. Selon le Wall Street Journal, les institutions financières privilégient désormais une ligne de crédit à court terme, limitée à 5 milliards de dollars américains (environ 4,6 milliards d’euros). Cette décision marque un changement significatif dans l’approche des créanciers face à la situation économique argentine.
Au lieu du plan de sauvetage initial, les banques travaillent sur un mécanisme de rachat de dette. Ce dispositif permettrait à l’Argentine d’échanger un portefeuille d’investissements contre des dollars auprès des banques, lui fournissant ainsi une liquidité immédiate. L’objectif principal est d’aider le pays à honorer un remboursement de dette de 4 milliards de dollars (environ 3,7 milliards d’euros) prévu pour le début de l’année prochaine.
L’administration de l’ancien président américain Donald Trump avait manifesté son intention de soutenir l’économie argentine, notamment en offrant une aide financière pour consolider la position du président Javier Milei. Le plan initial prévoyait une ligne de swap de devises de 20 milliards de dollars avec le Trésor américain, complétée par une ligne de crédit supplémentaire de 20 milliards de dollars, financée par les banques et d’autres institutions.
La victoire retentissante du parti de Milei aux élections de mi-mandat a influencé cette réévaluation. Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, a déclaré que le financement de 20 milliards de dollars « pourrait ne plus être nécessaire ». Il a toutefois ajouté que le secteur privé restait ouvert à l’étude de toute demande de financement spécifique de l’Argentine.
« Si le pays avait besoin d’un financement spécial, le secteur privé était « prêt à écouter ».
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase
Le département du Trésor américain n’a pas souhaité commenter cette situation pour le moment.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article de Bloomberg Línea sur l’assouplissement des réserves obligatoires en Argentine et la prolongation de la règle pour encourager le refinancement de la dette.
