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Les bébés raies mantas s’abritent aux côtes pour échapper aux dangers de l’océan ouvert

Une nouvelle étude publiée dans la revue Frontiersin révèle que les bébés raies mantas géantes adoptent une stratégie de survie spécifique en restant cantonnés dans les zones…

Les bébés raies mantas s'abritent aux côtes pour échapper aux dangers de l'océan ouvert

Une nouvelle étude publiée dans la revue Frontiersin révèle que les bébés raies mantas géantes adoptent une stratégie de survie spécifique en restant cantonnés dans les zones côtières pour échapper aux prédateurs de haute mer, selon des recherches menées en Amérique centrale. Cette première étude axée sur les déplacements de ces jeunes spécimens démontre que les nouveau-nés, appelés « pups », ne peuvent compter sur leur taille pour se protéger d’ennemis naturels tels que plusieurs espèces de requins et les orques.

Les auteurs de l’étude indiquent que les jeunes individus évitent les dangers en restant dans des eaux côtières peu profondes qui leur servent de refuges à long terme, où ils trouvent de la nourriture, des cachettes et bénéficient des services essentiels de nettoyage offerts par les récifs. La recherche, qui s’est déroulée entre 2018 et 2025 dans cinq localisations différentes, a permis de suivre les mouvements de 59 spécimens à l’aide de l’acoustique, de la télémétrie satellitaire pour 12 individus, ainsi que de l’identification par photo, générant plus de 12 000 détections au total.

Stratégies de déplacement et zones refuges

D’après les observations rapportées par Mirage News, le mode de vie des raies mantas n’est pas uniforme et évolue radicalement au cours de leur croissance. Jeffry Madrigal-Mesén, chercheur et chef de projet pour Mantas Costa Rica ainsi qu’auteur principal de l’étude publiée dans Frontiers in Fish Science, a souligné que l’utilisation combinée de ces trois technologies a permis de reconstituer un parcours cohérent, évitant des données fragmentées.

Les bébés raies mantas s'abritent aux côtes pour échapper aux dangers de l'océan ouvert
Photo : miragenews.com

Les juvéniles demeurent strictement dans les eaux côtières peu profondes, affichant une forte fidélité aux sites de marquage. Par exemple, un individu nommé Mickey Mouse a enregistré 462 détections acoustiques en 2020 au niveau du pôle côtier d’El Secreto, avant de revenir sur le même talus en 2023 pour y séjourner durant 38 jours. Les stations de nettoyage situées près des côtes dépassent le cadre de la simple fonction hygiénique, servant également de carrefours sociaux pour la reproduction et la parade nuptiale.

De la protection côtière aux menaces de la haute mer

Une fois qu’elles atteignent l’âge adulte, entre huit et dix ans, les raies mantas géantes peuvent mesurer jusqu’à neuf mètres de long, atteindre une envergure de sept mètres et peser jusqu’à 2 000 kilogrammes, ce qui réduit considérablement le nombre de leurs prédateurs naturels grâce à leur masse et à leur capacité à plonger en profondeur.

Cependant, comme le détaille Popular Science, ces adultes matures quittent les réserves marines protégées pour entreprendre de longues migrations transfrontalières le long de la cassure du talus continental en Amérique centrale. En quittant ces zones côtières sanctuarisées, leur protection juridique chute à zéro, les exposant directement aux impacts de navires et aux pêcheries industrielles dans les eaux non protégées. Face à ces risques en haute mer, les auteurs de l’étude préconisent la création de corridors sous-marins afin d’assurer la préservation des adultes lors de leurs grands déplacements régionaux.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.