Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Les chercheurs célèbrent la percée dans la recherche de Parkinson

Publié le 7 octobre 2025 14h30. Une nouvelle technique de microscopie laser pourrait permettre de visualiser des marqueurs précoces de la maladie de Parkinson dans le cerveau humain, ouvrant la voie à un diagnostic plus précoce et à…

Les chercheurs célèbrent la percée dans la recherche de Parkinson

Publié le 7 octobre 2025 14h30. Une nouvelle technique de microscopie laser pourrait permettre de visualiser des marqueurs précoces de la maladie de Parkinson dans le cerveau humain, ouvrant la voie à un diagnostic plus précoce et à de nouvelles pistes thérapeutiques.

  • Des chercheurs ont développé une méthode permettant de rendre visibles de minuscules amas de protéines, les oligomères alpha-synucléines, directement dans le cerveau.
  • Ces amas sont présents en plus grande quantité et sous une forme spécifique dans le cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson.
  • La technologie pourrait conduire à un test de diagnostic précoce, basé par exemple sur l’analyse du liquide céphalo-rachidien, et au développement de médicaments ciblant ces protéines nocives.

La recherche sur les causes exactes de la maladie de Parkinson, une affection neurologique progressive qui affecte des millions de personnes dans le monde, est en cours depuis des décennies. Les symptômes typiques – tremblements, rigidité musculaire et lenteur des mouvements – sont liés à la perte progressive des neurones producteurs de dopamine, un neurotransmetteur essentiel. À mesure que la maladie évolue, les patients peuvent perdre leur mobilité et rencontrer des difficultés à avaler, augmentant le risque de pneumonie et réduisant considérablement leur qualité de vie.

Une équipe de scientifiques canadiens et britanniques a franchi une étape importante dans cette quête en développant une nouvelle forme de microscopie à fluorescence, baptisée ASA-PD. Jusqu’à présent, l’observation directe des oligomères alpha-synucléines, ces petits amas de protéines considérés comme des acteurs clés dans le développement de la maladie, était impossible en raison de l’auto-luminiscence du tissu cérébral qui masquait les structures fines. La technique ASA-PD permet d’atténuer chimiquement cette lumière parasite, révélant ainsi clairement les structures protéiques recherchées.

Le professeur Steven Lee de l’Université de Cambridge explique l’impact de cette avancée :

« C’est comme si l’on pouvait voir des étoiles en plein jour. »

Steven Lee, professeur à l’Université de Cambridge

Les chercheurs ont comparé des tissus cérébraux post-mortem de patients décédés de la maladie de Parkinson à des tissus sains. Leurs analyses ont révélé que ces oligomères alpha-synucléines sont présents dans les deux groupes, mais qu’ils sont significativement plus nombreux et plus volumineux dans le cerveau des patients atteints de la maladie. Plus important encore, ils ont identifié une forme particulière de ces amas qui semble être presque exclusivement présente dans les tissus malades. Cette découverte pourrait constituer un marqueur précoce de la maladie, potentiellement détectable des années avant l’apparition des premiers symptômes cliniques.

À l’avenir, cette nouvelle technologie pourrait permettre de développer un test de diagnostic précoce, par exemple en analysant le liquide céphalo-rachidien. Elle pourrait également faciliter la conception de nouveaux médicaments capables de cibler spécifiquement ces formes de protéines nocives, ralentissant ou même stoppant la progression de la maladie. Cependant, les chercheurs soulignent qu’ils n’en sont qu’au début de leurs investigations. Pour l’instant, les analyses ont été réalisées sur des tissus post-mortem. La prochaine étape consistera à adapter la méthode pour l’utiliser sur des patients vivants, un défi de taille.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.