Home SantéLes chercheurs découvrent de nouveaux sous-types – un nouvel espoir

Les chercheurs découvrent de nouveaux sous-types – un nouvel espoir

by Sophie Martin

Publié le 30 décembre 2025 à 12h30. Des chercheurs britanniques ont identifié deux nouveaux sous-types de sclérose en plaques (SEP), une avancée qui pourrait permettre de personnaliser les traitements et d’améliorer l’efficacité des soins pour les trois millions de personnes touchées dans le monde.

  • Une étude menée à l’University College de Londres a permis de distinguer deux profils de patients atteints de SEP en analysant des données sanguines et des scanners cérébraux.
  • L’identification de ces sous-types repose sur la présence et l’évolution de la protéine de la chaîne légère des neurofilaments (NfL), un biomarqueur clé des maladies auto-immunes.
  • Ces découvertes ouvrent la voie à une médecine plus précise, où le traitement serait adapté au profil spécifique de chaque patient.

La sclérose en plaques, souvent surnommée la « maladie aux 1 000 visages », est une maladie auto-immune particulièrement complexe. Ses symptômes varient considérablement d’un individu à l’autre, ce qui rend le diagnostic et le traitement particulièrement difficiles. Jusqu’à présent, les approches thérapeutiques se concentraient principalement sur la gestion des symptômes et la distinction entre les formes récidivantes et progressives de la maladie.

L’étude, publiée dans la revue Brain (lien vers l’article), a analysé des données provenant de plus de 600 patients à différents stades de la SEP. Grâce à l’intelligence artificielle, les chercheurs ont suivi l’évolution des niveaux de NfL dans le sang et les ont corrélés avec les images des scanners cérébraux. Ils ont ainsi pu identifier deux groupes distincts.

Dans le premier sous-type, les niveaux de NfL augmentent significativement dès les premiers stades de la maladie, en parallèle avec des lésions cérébrales importantes détectées par l’imagerie. Les chercheurs ont constaté que ces patients présentent des déficiences plus précoces et plus sévères. À l’inverse, dans le second sous-type, l’augmentation de la NfL n’apparaît qu’après la première perte de tissu cérébral visible. Cette variante de la SEP semble progresser plus lentement.

« Plus nous en apprenons sur la maladie, plus nous avons de chances de trouver des traitements capables d’arrêter sa progression », a déclaré Caitlin Astbury, de la Société de la SP, citée par le Guardian. « Il s’agit d’un développement sensationnel dans notre compréhension de la SEP. »

Les traitements actuels de la SEP visent principalement à atténuer les poussées grâce à la cortisone ou à ralentir la progression de la maladie par l’immunothérapie. Des recherches prometteuses explorent également la thérapie cellulaire CAR-T, qui consiste à modifier génétiquement certaines cellules immunitaires pour qu’elles détruisent les cellules responsables de la maladie. Un rapport de Tagesschau indique que cette approche est actuellement testée pour le traitement de la SEP et d’autres maladies auto-immunes. Des premiers résultats encourageants ont été observés, notamment chez un patient traité à l’hôpital universitaire de Tübingen, où des zones d’inflammation importantes ont disparu après le traitement. Cependant, une guérison complète n’est pas encore possible.

Bien que des innovations prometteuses soient en cours, la SEP reste une maladie complexe et difficile à traiter. L’identification de ces nouveaux sous-types représente une étape importante vers une médecine plus personnalisée et plus efficace, offrant un espoir accru aux millions de personnes touchées par cette maladie.

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