Publié le 16 janvier 2026 à 15h26. Le Mexique pourrait ouvrir une nouvelle ère pour son industrie pétrolière en négociant avec des géants internationaux comme Chevron, ExxonMobil et BP, ainsi qu’avec des entreprises nationales, afin de relancer la production d’hydrocarbures.
- Des discussions sont en cours avec des entreprises internationales et mexicaines pour des projets d’exploration et d’extraction, principalement en milieu marin.
- Les propositions pourraient permettre d’ajouter entre 22 000 et 50 000 barils par jour par champ, pour une production potentielle totale d’environ 200 000 barils par jour.
- L’objectif principal est d’enrayer le déclin de la production pétrolière et gazière au cours des dix prochaines années.
Le Mexique s’apprête à explorer de nouvelles voies pour dynamiser son secteur pétrolier. Selon des informations révélées par LE PDG, des négociations sont en cours avec des entreprises de premier plan, tant internationales que nationales, en vue de partenariats dans l’exploration et l’extraction d’hydrocarbures, avec un accent particulier sur les zones marines.
Ces discussions impliquent trois des plus grandes compagnies pétrolières mondiales : Chevron, ExxonMobil et BP. Elles s’étendent également à des acteurs mexicains tels que Diavaz, Opex et Jaguar Exploration et Production. Les propositions ont déjà été soumises à Luz Elena González Escobar, secrétaire à l’Énergie (Sener), et à Pétrole mexicain (Pemex).
Les estimations de production prévoient une contribution potentielle de 22 000 à 50 000 barils par jour par champ. Si ces projets aboutissaient, la production combinée pourrait atteindre environ 200 000 barils par jour, un volume comparable à celui attendu du mégadépôt Zama, dans lequel l’homme d’affaires Carlos Slim est impliqué.
Cette initiative intervient alors que Pemex est confrontée à des défis financiers et opérationnels importants. Le gouvernement fédéral a souligné la nécessité de nouveaux investissements pour soutenir la production pétrolière et gazière à moyen et long terme.
Les sources citées par LE PDG précisent que les entreprises ont manifesté un intérêt particulier pour les champs situés en eaux peu profondes, où le développement technique est plus viable et les délais de production potentiellement plus courts que dans les projets en eaux profondes.
Ce mouvement s’inscrit dans le cadre de la réforme énergétique entrée en vigueur l’année dernière, qui vise à ouvrir la porte à une plus grande participation du secteur privé, tout en maintenant un rôle central pour l’État.
Les modalités exactes de participation des entreprises n’ont pas encore été rendues publiques, en attendant l’approbation de Sener et de Pemex. Cependant, il est question de contrats conformes aux dispositions de la réforme énergétique en cours, qui cherchent à combiner l’investissement privé et le contrôle de l’État.
L’intérêt suscité par Chevron, Exxon et BP contraste avec les résultats mitigés des premiers contrats mixtes promus par l’administration de Claudia Sheinbaum Pardo. Ces contrats, qui visent à ce que le Ministère des Finances et du Crédit Public (SHCP) cesse de soutenir financièrement Pemex dès 2027, n’ont concerné que cinq projets, attribués à des consortiums tels que 5M del Golfo, Geolis, Petrolera Miahuapan et CESIGSA, pour une contribution estimée à environ 40 000 barils par jour, soit seulement 2,2 % de l’objectif national de 1,8 million de barils par jour.
Les experts soulignent que le faible attrait de ces contrats mixtes pour les grandes compagnies pétrolières est lié au niveau de risque élevé et au manque de contrôle sur les projets, limitant ainsi leur capacité de décision en matière d’investissement et de récupération du capital.
Si les négociations actuelles aboutissent, le Mexique pourrait bénéficier de nouveaux capitaux, d’une augmentation de la production de pétrole brut en eaux peu profondes, d’un allègement de la pression sur Pemex et d’un gain de temps pour relever les défis structurels de son industrie pétrolière. Toutefois, la réussite de ces projets dépendra de la conception finale des contrats, de l’évaluation technique des champs et de l’approbation formelle de Sener et de Pemex.
Informations confirmées : des pourparlers sont en cours, des propositions ont été présentées au ministère de l’Énergie et l’objectif est d’enrayer le déclin de la production.
Informations non encore publiques ou définitives : le régime de participation exact, les domaines spécifiques qui seraient développés et les conditions finales des contrats.

