Les marchés financiers ont connu une journée contrastée, oscillant entre inquiétudes liées à un possible essoufflement de la dynamique de l’intelligence artificielle et espoirs d’assouplissement monétaire. Après une reprise initiale, les indices boursiers ont finalement limité leurs gains, tandis que les taux d’intérêt ont poursuivi leur déclin.
La journée a débuté sur une note hésitante, après la publication de données économiques décevantes et d’un rapport abaissant les prévisions de ventes pour certains produits d’IA. Ces informations ont ravivé les craintes d’une bulle spéculative dans le secteur technologique. Les actions ont brièvement plongé dans le rouge avant de se redresser, mais sans retrouver les niveaux de clôture de la veille. Seuls les secteurs des technologies de la communication ont terminé la journée en territoire négatif.
L’optimisme a été partiellement restauré en milieu de journée, lorsque Microsoft a minimisé l’impact du rapport, affirmant qu’il surestimait le ralentissement de la croissance des logiciels d’IA. L’action MSFT, qui avait chuté jusqu’à 15 $ (environ 13,70 €) par action, a réduit ses pertes de moitié. Les valeurs du secteur des semi-conducteurs ont également limité leurs reculs, ne terminant que légèrement en baisse (-0,3 %).
Par ailleurs, des données sur l’emploi plus faibles que prévu en Allemagne ont alimenté les anticipations d’une baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne dès la semaine prochaine. Cette perspective, combinée à une légère crainte de récession, a entraîné une baisse des rendements obligataires. Le taux sur l’obligation d’État américaine à deux ans a reculé de 2 points de base, à 3,94 %, tandis que le taux sur l’obligation à dix ans a également baissé de 2 points de base, à 4,07 %. Les rendements obligataires internationaux ont suivi la même tendance.
Les marchés parient désormais sur une probabilité supérieure à 86 % de voir la Réserve fédérale américaine (Fed) réduire ses taux en décembre, et de 30 % pour une nouvelle baisse en janvier. Cette évolution a entraîné une baisse du dollar américain, qui a atteint son plus bas niveau depuis un mois, à 98,9.
Sur le front des matières premières, les métaux précieux ont continué leur progression. L’argent a atteint un nouveau record historique, dépassant les 59 $ (environ 54 €) l’once, avec une hausse de 102 % depuis le début de l’année. Le cuivre a également atteint un niveau record, à 5,42 $ (environ 4,95 €) la livre, affichant une augmentation de 34 % depuis le début de l’année. L’or a également progressé, avec une hausse de 61 % depuis le 1er janvier.
Le gaz naturel a atteint un sommet sur trois ans, à 5 $ (environ 4,55 €) par million de pieds cubes (mcf), en hausse de 16,6 % en un mois. Les valeurs énergétiques ont été les plus performantes de la journée, avec une hausse de 1,3 %. Le marché des cryptomonnaies a poursuivi sa reprise, avec un Bitcoin dépassant les 92 500 $ (environ 84 700 €), bien qu’il reste en baisse de 13,5 % sur le mois.
L’indice Russell 2000, qui regroupe les petites capitalisations américaines, a enregistré la meilleure performance de la journée, avec une hausse de 1,1 %. Ce dynamisme contraste avec les pertes d’emplois enregistrées par les petites entreprises, qui ont été les plus touchées par le dernier rapport ADP. Ces entreprises sont également plus exposées aux risques liés aux expulsions et aux droits de douane. L’indice Russell 2000 a toutefois surperformé les autres indices au cours du mois dernier, reflétant un optimisme prudent quant à la croissance pour 2026, malgré un retard par rapport au début de l’année.
À ce stade, la tendance générale reste prudemment positive.