Washington – Les États-Unis ont revu à la baisse les droits de douane qu’ils envisageaient d’imposer sur les pâtes italiennes, évitant ainsi une escalade commerciale potentiellement coûteuse pour l’industrie agroalimentaire transalpine. Cette décision intervient alors que l’administration Trump évalue l’impact de sa politique commerciale sur l’économie américaine.
Initialement, Washington avait proposé des droits de douane pouvant atteindre 92 % sur certains fabricants de pâtes italiens, s’ajoutant aux 15 % déjà en vigueur pour la plupart des importations en provenance de l’Union européenne. Plusieurs entreprises italiennes avaient alors exprimé leur inquiétude, craignant d’être exclues du marché américain, qui représente près de 800 millions de dollars (environ 740 millions d’euros) pour leurs exportations.
Après une enquête sur des allégations de pratiques de vente déloyales, les autorités américaines ont constaté que les exportateurs italiens avaient répondu à de nombreuses préoccupations soulevées par le ministère du Commerce. « L’analyse post-préliminaire indique que les fabricants de pâtes italiens ont répondu à bon nombre des préoccupations soulevées par le Commerce dans la détermination préliminaire », a déclaré un responsable du ministère américain du Commerce, cité par Reuters.
En conséquence, les droits de douane proposés ont été significativement réduits. Pour le fabricant La Molisana, le tarif proposé est désormais de 2,26 %, tandis que celui de Garofalo a été abaissé à 13,98 %. Onze autres fabricants – Agritalia, Aldino, Antiche Tradizioni di Gragnano, Barilla, Gruppo Milo, Pastificio Artigiano Cav. Giuseppe Cocco, Pastificio Chiavenna, Pastificio Liguori, Pastificio Sgambaro, Pastificio Tamma et Rummo – devront payer des droits de douane de 9,09 %, selon le New York Post.
Le ministère italien des Affaires étrangères a salué cette évolution, interprétant les calculs révisés comme une reconnaissance de la « volonté constructive de coopération » des entreprises italiennes. Les tarifs définitifs devraient être annoncés le 12 mars, mais pourraient être prolongés jusqu’à 60 jours, selon Reuters.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large d’efforts de l’administration Trump pour stimuler l’économie américaine, notamment par le biais de droits de douane qui ont généré des milliards de dollars de revenus. Le panel de « The Big Money Show » a récemment discuté de ces efforts, soulignant la baisse de l’inflation et la hausse des salaires comme des signes encourageants.
Le ministère américain du Commerce n’a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de FOX Business.