Home MondeLes États-Unis acceptent la Corée du Sud pas un manipulateur de devise, dit Séoul

Les États-Unis acceptent la Corée du Sud pas un manipulateur de devise, dit Séoul

by Clara Dubois

Publié le 28 septembre 2023. Les États-Unis ont confirmé que la Corée du Sud n’est pas coupable de manipulation de sa monnaie à des fins commerciales, mettant fin à une surveillance de plusieurs années. Cette décision intervient dans un contexte de tensions commerciales persistantes et de négociations délicates avec Washington.

  • Les États-Unis ne considèrent plus la Corée du Sud comme un manipulateur de devises.
  • Cette décision ne concerne pas les discussions en cours sur un éventuel accord bilatéral concernant les droits de douane imposés par l’administration Trump.
  • Séoul refuse catégoriquement de céder aux demandes américaines d’un investissement de 350 milliards de dollars (environ 465 milliards de francs suisses).

Lors d’une conférence de presse dimanche, les autorités sud-coréennes ont annoncé que les États-Unis avaient renoncé à désigner la Corée du Sud comme un pays manipulateur de devises, une classification que le Département du Trésor américain publie deux fois par an. Selon Kang Yu-Jung, porte-parole du gouvernement, un accord a été trouvé sur ce point.

Cette décision met fin à une période de surveillance accrue. L’administration Biden avait ajouté la Corée du Sud à une liste de pays sous surveillance en novembre dernier, en raison de son excédent de compte courant et de son important excédent commercial avec les États-Unis. Le gouvernement de Donald Trump avait maintenu Séoul sur cette liste en juin dernier.

Une loi américaine de 2015 permet à Washington de prendre des “mesures correctives” à l’encontre des pays qui ne corrigent pas la sous-évaluation de leur devise et leur excédent commercial avec les États-Unis.

Les responsables sud-coréens ont précisé que cet accord sur la manipulation de devises est distinct des négociations bilatérales en cours concernant les droits de douane imposés par l’administration Trump sur les produits sud-coréens. Ils ont souligné que les discussions sur ces tarifs douaniers se poursuivent séparément.

Le ministre des Finances sud-coréen, Koo Yun-Cheol, a rapporté que le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait évoqué la question d’un investissement de 350 milliards de dollars lors d’une conversation. Il a ajouté que M. Bessent s’était engagé à en discuter avec d’autres responsables américains et à revenir vers la Corée du Sud.

Cependant, le conseiller sud-coréen à la sécurité nationale, Wi Sung-Lac, a réaffirmé samedi que Séoul ne peut pas se permettre de payer les 350 milliards de dollars exigés par l’ancien président Trump.

Le président Lee avait averti plus tôt ce mois-ci, dans une interview accordée à Reuters, que l’économie sud-coréenne pourrait être confrontée à une crise comparable à celle de 1997 si le gouvernement acceptait les demandes américaines sans garanties adéquates.

Koo Yun-Cheol a déclaré ne pas avoir eu connaissance d’informations rapportées par le Wall Street Journal concernant des discussions entre le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, et des responsables sud-coréens sur l’augmentation de cet investissement.

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