Publié le 24 octobre 2025 19h16. L’administration américaine a frappé d’un coup dur le président colombien Gustavo Petro, lui imposant des sanctions financières et l’accusant d’être impliqué dans le trafic de drogue, une décision qui intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays.
- Le président colombien Gustavo Petro, ainsi que plusieurs membres de son entourage, ont été sanctionnés par le Trésor américain.
- Washington justifie ces mesures par une augmentation record de la production de cocaïne en Colombie sous la présidence Petro.
- Ces sanctions interviennent après la révocation du visa de Petro et des accusations directes du président Trump le qualifiant de « tyran et de criminel ».
Le département du Trésor américain a annoncé ce vendredi l’imposition de sanctions financières au président colombien Gustavo Petro, ainsi qu’à sa femme, Verónica Alcocer, à son fils Nicolás Petro et au ministre colombien de l’Intérieur, Armando Benedetti. Tous ont été inscrits sur la liste de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), ce qui signifie que leurs avoirs aux États-Unis sont bloqués et que toute transaction avec eux est interdite.
Selon le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, la production de cocaïne en Colombie a atteint son plus haut niveau depuis des décennies depuis l’arrivée au pouvoir de Gustavo Petro, inondant les États-Unis et causant des dommages considérables.
« Depuis l’arrivée au pouvoir du président Gustavo Petro, la production de cocaïne en Colombie a atteint son plus haut niveau depuis des décennies, inondant les États-Unis et empoisonnant les Américains. »
Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain
Bessent a également accusé Petro d’avoir permis aux cartels de drogue de prospérer et de ne pas prendre de mesures pour y mettre fin.
Ces sanctions s’ajoutent à une série de mesures prises par l’administration Trump à l’encontre de la Colombie. La semaine dernière, le président américain a accusé Petro d’être un « chef du trafic de drogue » et a suspendu l’aide financière au pays, après l’avoir retiré en septembre de la liste des nations coopérant dans la lutte contre le trafic de drogue. Mercredi, depuis la Maison Blanche, Trump a qualifié Petro de « tyran et de criminel », l’accusant de fabriquer « beaucoup de drogues ».
Washington estime que Petro a accordé des avantages aux organisations narcoterroristes dans le cadre de son plan de « paix totale », une politique qui, selon les États-Unis, a conduit à des niveaux records de culture de coca et de production de cocaïne. La Colombie reste le principal producteur et exportateur mondial de cocaïne, qui est ensuite acheminée vers les États-Unis par les cartels mexicains, en traversant la frontière sud.
Gustavo Petro a défendu sa politique antidrogue, qui privilégie une approche sociale et de santé publique à l’éradication des cultures, et a accusé Donald Trump de « calomnier et d’insulter la Colombie ». Il convient de noter que Petro s’est également illustré en septembre en demandant à l’armée américaine, depuis New York, de désobéir aux ordres de Trump concernant Gaza, ce qui avait déjà conduit à la révocation de son visa américain.
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