Des frappes américaines ont visé l’île de Larak dans le détroit d’Ormuz, déclenchant des ripostes iraniennes contre des cibles en Jordanie et aux Émirats arabes unis ainsi qu’une hausse immédiate des cours du pétrole au-delà de 90 dollars.
L’accalmie qui caractérisait la région depuis un mois a volé en éclats au cours d’un week-end marqué par des bombardements ciblés. Dans la nuit de dimanche à dimanche 30 août au lundi 31 août 2026, l’armée américaine a mené une offensive sur l’île de Larak, située au sud du détroit d’Ormuz. Selon les précisions apportées par Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central américain pour le Moyen-Orient, l’intervention visait à neutraliser une menace imminente dans le stratégique passage maritime par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
L’opération sur l’île de Larak et les tensions autour du détroit d’Ormuz
Les forces américaines ont agi après avoir détecté des préparatifs militaires sur le terrain. Plus tôt dans la journée, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak
, a déclaré Tim Hawkins dans un communiqué transmis à l’AFP, relayé par plusieurs médias dont l’agence de presse française. Ces lanceurs appartenaient aux Gardiens de la Révolution islamique et s’apprêtaient à lancer des roquettes chargées de mines marines.
Du côté iranien, l’agence de presse Tasnim a rapporté que ces frappes ont fait deux morts et deux blessés.
La riposte de Téhéran et les répercussions dans la région
En réaction à cette action militaire, l’Iran a riposté en ciblant des installations associées à l’armée américaine. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué des installations de l’armée américaine sur deux bases aériennes en Jordanie ainsi qu’une base aux Emirats arabes unis où stationnent des troupes américaines. L’armée jordanienne a confirmé de son côté avoir intercepté et abattu huit missiles au cours de la journée de lundi, sans toutefois préciser leur origine exacte.


Aux Émirats arabes unis, la situation a donné lieu à des démentis officiels. Le ministère de la Défense émirati a rejeté par voie de communiqué les informations faisant état d’une attaque sur la base aérienne d’Al Minhad, qualifiant ces rumeurs d’inexactes tout en réaffirmant que les forces armées demeurent en état de haute vigilance selon la publication officielle sur le réseau social X. Par ailleurs, la diplomatie iranienne a justifié l’ensemble de ses actions conformément au droit à la légitime défense.
Depuis le Kirghizstan, où il participe au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), le président iranien Massoud Pezeshkian a souligné que son pays ne cherchait pas l’escalade tout en prévenant qu’en face de toute agression, Téhéran ne resterait jamais les bras croisés. Pendant ce temps, les marchés internationaux ont immédiatement réagi à cette reprise des hostilités.
Impacts économiques et tensions diplomatiques au G20
La reprise des bombardements a immédiatement secoué les marchés de l’énergie.
Ces développements surviennent alors que les ministres des Finances des pays du G20 se réunissent aux États-Unis, dans un complexe hôtelier d’Asheville en Caroline du Nord. Sous la houlette du secrétaire au Trésor Scott Bessent et du président de la Réserve fédérale Kevin Warsh, l’administration américaine cherche à rallier ses partenaires à une stratégie de pression économique renforcée contre l’Iran, misant sur des sanctions secondaires touchant le commerce, la technologie et l’aviation ainsi que rapporté par les analyses financières.