Publié le 16 décembre 2025 à 01h23. L’administration américaine estime que des négociations de paix en Ukraine sont plus proches que jamais, proposant une garantie de sécurité aux termes d’un accord qui pourrait inclure des concessions territoriales.
- Les États-Unis ont proposé à l’Ukraine une garantie de sécurité comparable à l’article 5 du Traité de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord).
- Le président Trump a affirmé que les pourparlers de paix étaient « plus proches que jamais », après des discussions à Berlin avec des responsables européens et ukrainiens.
- La proposition américaine, bien que considérée comme une avancée, n’est pas permanente et pourrait être retirée des négociations.
Des discussions intensives se sont tenues à Berlin, en Allemagne, les 15 et 16 décembre, impliquant l’envoyé spécial du président Trump, Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, ainsi que des représentants européens et ukrainiens. Le président Trump a également participé à un dîner avec des dirigeants européens par téléphone pour discuter de l’accord en cours.
Selon le président Trump, les négociations progressent favorablement, bien qu’il reconnaisse la complexité de la situation.
« Je pense que nous sommes plus proches que jamais. Voyons ce que nous pouvons faire. »
Donald Trump, président américain
Il a également indiqué avoir eu une « longue conversation » avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et maintenu des contacts avec le président russe Vladimir Poutine.
Un responsable américain a révélé que « environ 90 % des problèmes » entre la Russie et l’Ukraine auraient été résolus, la principale difficulté demeurant la question des concessions territoriales. Les États-Unis ont suggéré des solutions potentielles, notamment la création de « zones économiques franches ».
La garantie de sécurité proposée à l’Ukraine, inspirée de l’article 5 de la Charte de l’OTAN, vise à dissuader une nouvelle agression russe et à établir des mécanismes de prévention des conflits. Il est précisé que cette garantie ne comprend pas l’envoi de troupes terrestres américaines.
Le président Zelensky a déjà exprimé sa volonté de faire des compromis, acceptant des garanties de sécurité en lieu et place d’une adhésion à l’OTAN. L’accord de garantie précisera également les conséquences pour la Russie en cas de violation des termes de l’accord.
« Il s’agit de l’ensemble de protocoles de sécurité le plus solide que l’Ukraine ait jamais connu, et c’est un ensemble très puissant. »
Responsable américain
Le chancelier allemand Friedrich Merz a salué l’offre américaine, la qualifiant de « vraiment importante » en termes de garanties matérielles et juridiques.
L’administration Trump envisage de soumettre cette garantie au Congrès américain. Selon les responsables américains, la Russie se montre ouverte à l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne (UE) dans le cadre d’un accord de paix.
Cependant, les États-Unis ont souligné que la proposition n’est pas ouverte indéfiniment.
« De telles garanties ne seront pas sur la table pour toujours. Elles ne le sont que maintenant. »
Responsable américain
Bien que les Européens aient apprécié l’engagement de Trump, la fenêtre d’opportunité pour cette proposition est limitée.
Pour l’heure, les responsables américains n’ont pas prévu de présenter une version actualisée de l’accord au président russe Vladimir Poutine. Ils insistent sur le fait que la résolution finale des questions territoriales et de souveraineté incombe à la Russie et à l’Ukraine.
« Il appartient entièrement aux parties de résoudre les dernières questions concernant la souveraineté et de garantir qu’un accord puisse être conclu entre les deux parties. »
Responsable américain
Correspondant Washington/Kim Won-cheol
