Home Affaires(VIDÉO) Un mécanicien américain a démonté un moteur Lamborghini V10 qui craquait à 7 000 tr/min pour découvrir l’état et la cause de la panne soudaine | PiataAuto.md

(VIDÉO) Un mécanicien américain a démonté un moteur Lamborghini V10 qui craquait à 7 000 tr/min pour découvrir l’état et la cause de la panne soudaine | PiataAuto.md

by Amélie Bernard

Publié le 15 décembre 2025 à 18h24. Un mécanicien américain a entrepris de démonter un moteur V10 de 5,2 litres provenant d’une Lamborghini Huracan Performante, tombée en panne à grande vitesse, afin d’en déterminer la cause et d’examiner les dégâts internes.

Les moteurs Lamborghini sont réputés pour leur sonorité et leur puissance exceptionnelles. Il est cependant rare de pouvoir examiner en détail les entrailles d’un tel bloc après une défaillance aussi spectaculaire. C’est pourtant l’opportunité qui s’est présentée à l’équipe de la chaîne YouTube I Do Cars, qui a récemment acquis un V10 de 640 chevaux provenant d’une Huracan Performante de 2018.

Le véhicule, qui comptait moins de 32 000 kilomètres au compteur, a subi une panne soudaine alors qu’il roulait à vive allure. Dès le début du démontage, un fragment métallique a été découvert dans le collecteur d’admission, laissant présager des dégâts importants à l’intérieur du moteur.

L’opération s’est avérée délicate, car il n’a pas été possible de retirer les dix bougies d’allumage, seulement huit. Le démontage du collecteur d’admission supérieur, orné du logo Lamborghini, a ensuite permis d’accéder aux soupapes. Sur l’un des cylindres, deux soupapes étaient brisées, et des morceaux de piston étaient visibles à l’intérieur.

Ce moteur est doté d’une double injection, directe et indirecte, ce qui contribue à maintenir les soupapes d’admission propres et à améliorer sa fiabilité. Le démontage a donc impliqué le retrait de nombreux injecteurs. L’analyse du filtre à huile a révélé la présence de quelques particules métalliques, mais en quantité limitée, ce qui suggère que la panne a été brutale.

La distribution, quant à elle, semblait en bon état, et l’usure des composants était comparable à celle d’un moteur neuf. En retirant le dernier couvercle, le mécanicien a pu admirer la complexité de la construction germano-italienne de ce bloc : quatre chaînes de distribution, de nombreux galets et des chemins sinueux pour guider ces chaînes.

Les arbres à cames présentaient quelques traces d’érosion, ce qui est surprenant pour un moteur ayant parcouru seulement 32 000 kilomètres. L’examen des culasses a révélé que les boulons ne semblaient pas avoir été serrés au couple prescrit. Une fois une culasse retirée, l’état des parois des cylindres était alarmant, avec des traces d’érosion et des marques de chocs répétés avec le piston.

La situation était encore plus critique sur l’autre bloc, où la culasse portait les stigmates d’un impact avec les cinq pistons, dont l’un était complètement aplati. L’ensemble des observations suggère une défaillance catastrophique à très haut régime. À 7 000 tr/min, le vilebrequin effectue 116,7 tours par seconde, et chaque cylindre subit une combustion 58,3 fois par seconde, soumettant les pistons à une contrainte considérable.

Des traces de cette défaillance étaient visibles sur la pompe à eau, la pompe à huile et le vilebrequin, ainsi que sur les fragments de bielles éparpillés. Malgré l’examen minutieux de tous les composants, le mécanicien a admis qu’il était difficile de déterminer avec certitude la cause exacte de la panne. Il ne s’agissait ni d’un choc hydraulique, ni d’un manque de lubrification, mais plutôt d’une sollicitation excessive du moteur, bien que cela soit normalement impossible avec une boîte automatique et un système électronique de contrôle.

Pour découvrir l’intégralité du démontage et les conclusions du mécanicien, vous pouvez consulter la vidéo ci-dessous :

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