Home MondeLes États-Unis ont capturé le dirigeant vénézuélien Maduro. Voici ce qu’il faut savoir

Les États-Unis ont capturé le dirigeant vénézuélien Maduro. Voici ce qu’il faut savoir

by Clara Dubois

Publié le 3 janvier 2026 à 20h07. Dans une opération militaire surprise, l’administration Trump a annoncé la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse, plongeant le pays dans une crise politique et sécuritaire profonde et suscitant une vague de réactions internationales.

  • Les États-Unis ont mené une opération à grande échelle au Venezuela, aboutissant à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse.
  • Donald Trump a déclaré que les États-Unis prendront en charge la gestion du Venezuela indéfiniment, sans exclure une présence militaire à long terme.
  • Le Venezuela a réagi en demandant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’opération, menée dans la nuit de vendredi à samedi, a été confirmée par le président Trump via son réseau social Truth Social. Selon ses déclarations, plus de 150 avions ont été déployés depuis des bases à travers l’hémisphère occidental pour mener cette frappe. Maduro et son épouse ont été appréhendés et transférés à New York, où ils sont accusés de narcoterrorisme et de trafic de drogue. Une photo de Maduro à bord de l’USS Iwo Jima a été diffusée par Trump.

Selon le général Dan Caine, président de l’état-major interarmées américain, l’opération a impliqué une force d’extraction héliportée qui a pris d’assaut le complexe de Maduro vers 1h du matin (heure de l’Est). Les forces américaines ont rencontré une résistance armée, faisant quelques blessés parmi leurs rangs, mais ont réussi à capturer le couple Maduro et à quitter le Venezuela vers 3h29 (heure de l’Est). Des sources proches du dossier affirment que Maduro et son épouse ont été sortis de leur chambre de force par les forces américaines.

L’administration Trump accuse Maduro d’être à la tête de réseaux criminels impliqués dans le trafic de drogue depuis des années. En 2020, le ministère de la Justice américain avait déjà émis un mandat d’arrêt contre Maduro pour « narcoterrorisme ». Une prime de 50 millions de dollars (initialement de 15 millions, puis augmentée à 25 millions) avait été offerte pour son arrestation, suite à la désignation du Cartel des Soleils comme organisation terroriste étrangère par l’administration Trump.

La réaction internationale n’a pas tardé. Le Venezuela a convoqué une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, le ministre des Affaires étrangères Yván Gil Pinto affirmant que « aucune attaque lâche ne prévaudra contre la force de ce peuple ». La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a exigé la « libération immédiate » de Maduro et de son épouse, dénonçant une attaque contre l’intégrité territoriale du Venezuela. Plusieurs dirigeants mondiaux, y compris des alliés des États-Unis, ont exprimé leur inquiétude. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré vouloir s’entretenir avec Trump de l’opération, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à une transition pacifique et démocratique au Venezuela, dans le respect du droit international. La Russie et l’Iran, alliés du Venezuela, ont condamné l’intervention américaine.

Donald Trump a déclaré qu’il avait informé le secrétaire d’État Marco Rubio de l’opération et qu’il envisageait de maintenir un contrôle américain sur le Venezuela pour une durée indéterminée, afin de superviser une transition du pouvoir. Il a également affirmé qu’il comptait s’associer à des entreprises énergétiques américaines pour prendre le contrôle de l’infrastructure pétrolière vénézuélienne, considérant que le pays devait aux États-Unis un « remboursement des dommages ». Il a rejeté l’idée que Maria Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, puisse assumer un rôle de leadership intérimaire, estimant qu’elle ne bénéficie pas d’un soutien suffisant au sein du pays.

L’avenir du Venezuela reste incertain. La constitution vénézuélienne prévoit que le pouvoir passe au vice-président, Delcy Rodríguez, en l’absence du président. Des élections devraient être organisées dans les 30 jours si les États-Unis suivent cette voie constitutionnelle. Edmundo González Urrutia, un universitaire et diplomate en exil en Espagne, soutenu par Maria Corina Machado, est considéré comme le candidat de l’opposition le plus probable.

Cette information a été mise à jour en continu.

Osmary Hernández, Mary Triny Mena, Tim Lister, Jennifer Hansler, Alejandra Jaramillo, Isaac Yee, Michael Rios, Billy Stockwell et Laura Sharman de CNN ont contribué à ce reportage.

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