Publié le 16 décembre 2025 à 13h30. Les États-Unis ont fermement condamné la nouvelle offensive armée lancée par l’Armée de libération nationale (ELN) en Colombie, réaffirmant leur soutien au gouvernement de Gustavo Petro face à cette escalade de violence.
- L’ambassade américaine a rejeté la grève armée de trois jours décrétée par l’ELN, la qualifiant d’acte terroriste.
- Plus de 50 incidents d’intimidation ont été recensés à travers le pays depuis le début de l’offensive, selon le ministre de la Défense colombien.
- L’ELN justifie cette action par des craintes d’une intervention américaine, dénonçant une supposée « nouvelle phase du plan néocolonial » du président Donald Trump.
Washington a exprimé son indignation face aux actions de l’ELN, qui se poursuit avec le trafic de drogue, les attaques et les abus contre la population colombienne. Dans un message publié sur son compte X, l’ambassade américaine a souligné que l’ELN prétend défendre les droits des Colombiens alors que, selon elle, c’est le peuple colombien qui en souffrira une fois de plus.
« Ils ont l’intention de protester pour les droits des Colombiens, lorsque la vérité est que le peuple colombien lui-même souffrira, comme toujours. C’est inacceptable et illogique », a déclaré l’ambassade américaine en Colombie.
La grève armée, qui a débuté dimanche, se traduit par des restrictions de circulation sur les routes et les rivières, des limitations à la mobilité de la population, la fermeture forcée de commerces et des menaces à l’encontre de ceux qui ne respectent pas les directives de la guérilla. Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez Suárez, a indiqué que les autorités ont recensé 51 incidents impliquant l’ELN dans les départements du nord, de l’est et de l’ouest du pays, où le groupe rebelle est particulièrement actif.
L’ambassade américaine a réaffirmé son soutien « ferme au gouvernement national, aux forces publiques courageuses et à tous les Colombiens dans la lutte contre les groupes armés illégaux et dans la défense de nos valeurs démocratiques communes ».
Cette offensive armée marque la quatrième action de ce type menée par l’ELN cette année. Lundi matin, un attentat à la bombe visant un péage sur l’autoroute reliant Barrancabermeja et Bucaramanga a fait un blessé. Dans le département de Norte de Santander, à la frontière avec le Venezuela, un chauffeur d’ambulance a été assassiné à Puerto Santander. L’ELN justifie cette nouvelle grève armée en dénonçant ce qu’elle qualifie de « nouvelle phase du plan néocolonial » du président américain Donald Trump.
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