Les États-Unis envisagent de nouvelles opérations contre le régime de Nicolás Maduro, après avoir émis un avertissement sévère concernant l’espace aérien vénézuélien et réalisé une démonstration de force aérienne impliquant des bombardiers stratégiques. La tension monte alors que Washington intensifie la pression sur Caracas, accusé de narcoterrorisme.
La semaine dernière, la Federal Aviation Administration (FAA) a publié un avis aux missions aériennes (NOTAM) signalant une « situation potentiellement dangereuse » au Venezuela et dans ses environs. Cet avertissement faisait état d’une « aggravation de la situation sécuritaire et d’une activité militaire accrue », soulignant un risque potentiel pour les vols à toutes altitudes.
Quelques heures après la publication de cet avis, un bombardier B-52, accompagné d’avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker et d’avions de combat, a effectué une « démonstration d’attaque » près des côtes vénézuéliennes. Un avion de combat supersonique F/A-18E, décollant du porte-avions USS Gerald Ford, a également participé à cette démonstration de puissance.
Parallèlement, l’administration Trump a annoncé la désignation du « Cartel de los Soles », lié au gouvernement Maduro, comme organisation terroriste étrangère (FTO). Cette décision, qui prendra effet le 24 novembre, marque une escalade significative dans la politique américaine envers le Venezuela. Selon le secrétaire d’État Marco Rubio, ce cartel a corrompu l’armée, les services de renseignement, le pouvoir législatif et le système judiciaire vénézuélien, et est dirigé par Maduro lui-même.
« Nous traitons désormais le gouvernement de Maduro non seulement comme un régime autoritaire ou corrompu, mais aussi comme une menace pour la sécurité de l’hémisphère », a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Le président Trump « n’exclut rien » pour empêcher l’afflux de drogues en provenance du Venezuela et traduire les responsables en justice.
Plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols à destination du Venezuela en réponse à l’alerte de la FAA. L’USS Gerald Ford, le plus grand porte-avions du monde, a rejoint une flottille d’une douzaine de navires de guerre et environ 12 000 soldats déployés dans la région dans le cadre de l’opération Southern Spear, une vaste campagne contre le « narcoterrorisme » dans l’hémisphère occidental.
Face à cette pression croissante, Nicolás Maduro a exprimé sa volonté de tenir des discussions directes avec Donald Trump.
