Les États-Unis vont durcir les conditions d’obtention de visas pour les citoyens nigérians impliqués dans des violences à l’encontre des chrétiens, une mesure annoncée mercredi en réponse à une escalade des attaques religieuses et ethniques dans le pays.
Selon un communiqué publié sur la plateforme X, le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré que cette décision intervient « en réponse aux massacres et à la violence contre les chrétiens perpétrés par des terroristes islamiques radicaux, des milices ethniques peuls et d’autres acteurs violents au Nigeria et au-delà ». La politique de restriction des visas s’appliquera également à d’autres gouvernements ou individus impliqués dans des violations de la liberté religieuse, a-t-il précisé.
Cette mesure s’appuie sur l’article 212(a)(3)(C) de la loi américaine sur l’immigration et la nationalité. Les attaques au Nigeria sont motivées par divers facteurs, allant de conflits religieux ciblant à la fois chrétiens et musulmans, à des affrontements pour l’accès aux ressources entre agriculteurs et éleveurs, en passant par des rivalités communautaires, des mouvements sécessionnistes et des tensions ethniques.
Le Nigeria, dont la population s’élève à environ 220 millions d’habitants, est divisé à peu près également entre chrétiens et musulmans. Le pays est confronté depuis longtemps à une insécurité multiforme, notamment en raison de la présence du groupe extrémiste Boko Haram, qui vise à imposer une interprétation radicale de la loi islamique et cible également les musulmans qu’il juge insuffisamment fervents.
Par ailleurs, une recrudescence des activités de gangs armés dans le centre du pays a entraîné une augmentation des kidnappings contre rançon. Le mois dernier, l’ancien président Donald Trump avait annoncé avoir ordonné au Pentagone de planifier une éventuelle intervention militaire au Nigeria, suite aux allégations de persécution des chrétiens.
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