Home NouvellesLes étudiants évacués peuvent enfin déménager chez eux une semaine après l’effondrement de Carl Berner – Grand Oslo

Les étudiants évacués peuvent enfin déménager chez eux une semaine après l’effondrement de Carl Berner – Grand Oslo

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2 novembre 2025 à 18h10. Après une semaine d’évacuation suite à un glissement de terrain, les étudiants ont enfin pu regagner leurs logements à Oslo, tout en sachant que des travaux de sécurisation se poursuivront dans les semaines à venir.

Dimanche après-midi, les derniers étudiants évacués ont pu rentrer chez eux après qu’un glissement de terrain ait menacé un immeuble d’habitation et un foyer étudiant près de Carl Berners plass à Oslo. L’opération de retour s’est déroulée dans le calme, avec une distribution de nourriture pour les étudiants à leur arrivée.

L’incident, survenu le 26 octobre, avait contraint près de 400 personnes à quitter leurs logements. La zone avait été interdite d’accès en raison du risque de nouvelles éboulements. Les étudiants ont été hébergés dans des hôtels pendant la durée de l’évacuation.

Philip Ludvigsen, un étudiant, a exprimé son soulagement de pouvoir rentrer :

« C’est agréable d’être de nouveau à la maison. »

Philip Ludvigsen, étudiant

Il a plaisanté en vérifiant l’état de son saumon dans le réfrigérateur, resté sans surveillance pendant une semaine. D’autres étudiants ont raconté avoir dû se contenter de l’essentiel, comme Markus Holter qui n’avait emporté qu’une veste lors de l’évacuation et s’est rendu en magasin pour acheter une brosse à dents.

Les autorités ont précisé que des travaux de sécurisation se poursuivront sur le site du glissement de terrain. L’Institut géotechnique norvégien (NGI) continuera de surveiller la zone et de collecter des données. Selon Andreas Eskelund, directeur de SiO, l’organisation responsable des logements étudiants, des mesures supplémentaires seront prises pour garantir la sécurité à long terme.

Les critères pour autoriser le retour des étudiants étaient stricts : la zone du glissement de terrain devait être dégagée et sécurisée, la pente rocheuse adjacente surveillée à l’aide d’instruments de mesure, et des mesures de sécurité mises en place pour permettre la circulation dans la zone des travaux.

La ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, Sigrun Aasland (Ap), s’est rendue sur place pour accueillir les étudiants et les remercier de leur patience. Elle a salué le travail de SiO pour avoir rapidement trouvé des solutions d’hébergement et répondu aux besoins des étudiants.

« Vu de l’extérieur, cela a été un effort formidable de la part de l’association, avec un hébergement rapide, et ils ont répondu aux petits et grands besoins des étudiants. »

Sigrun Aasland, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur

La ministre a également annoncé que des analyses seraient menées pour tirer les leçons de cet incident et garantir la sécurité de tous les logements étudiants à l’avenir.



  • Je n’ai pas réussi à ramasser les chaussettes

    L’étudiant Edward Worrall n’a pas réussi à emporter ses chaussettes lorsqu’il a été évacué. « J’aurais aimé apporter des chaussures un peu plus grandes », a-t-il déclaré lundi.

    Worrall a entendu le glissement de terrain à travers la fenêtre du logement étudiant, mais ne l’a pas pris trop au sérieux au début, dit-il. « Je pensais que quelqu’un avait perdu quelque chose », a-t-il ajouté.

  • Ne rentre pas

    Lotte et son petit ami Rob n’ont pas pensé au début que la glissade était si grave. « Nous étions juste à l’intérieur et “nous détendions” un peu, et nous sommes sortis acheter de la nourriture », raconte Lotte Graas.

    Ils n’ont alors emporté qu’un petit sac avec un portefeuille et un téléphone pour faire du shopping. Mais à leur retour, ils n’ont pas été autorisés à rentrer. « Donc nous n’avons plus rien maintenant, pas même une brosse à dents », dit-elle.

  • Sous-vêtements manquants

    Finn Schuler, 22 ans, n’a rien emporté avec lui lors de son évacuation. « Je n’ai rien reçu et je n’ai rien emporté avec moi », dit-il.

    De quoi as-tu besoin de l’appartement ? La réponse est directe : « Des sous-vêtements et un chargeur de téléphone. » Il envisage de les acheter lundi et ne s’inquiète pas pour l’instant d’une prolongation de l’évacuation.

  • J’espère que ça s’arrangera avant l’examen

    L’étudiant anglais Philip Ludvigsen vivait au premier étage de l’immeuble à côté de l’endroit où l’éboulement s’est produit. Comme beaucoup d’autres, il n’a rien pu emporter de particulier.

    « Maintenant, j’attends juste des nouvelles et je dois acheter un chargeur de téléphone. Mais j’ai pu dire à ma mère, à mon père et à ma sœur que tout va bien pour moi. » Il espère que la situation se résoudra d’ici quelques semaines, afin que tout soit en ordre pour l’examen.



Les travaux de sécurisation devraient se poursuivre dans les semaines à venir, mais les étudiants peuvent désormais reprendre le cours de leur vie, avec la perspective de cours préparés et d’un retour à la normale.

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