Publié le 11 décembre 2025 14:17:00. Une étude coréenne révèle que les femmes diabétiques de type 2 ayant une durée de vie reproductive plus longue présentent un risque significativement réduit de démence, un lien potentiellement lié à l’exposition aux œstrogènes.
- Une durée de vie reproductive d’au moins 40 ans est associée à une diminution de 27 % du risque de démence chez les femmes diabétiques de type 2.
- Les femmes ayant eu des enfants présentent également un risque de démence réduit par rapport à celles qui n’en ont pas eu.
- Un traitement hormonal substitutif (THS) de plus de cinq ans est corrélé à une diminution de 17 % du risque de démence.
Les chercheurs ont mis en évidence un lien protecteur entre l’exposition aux œstrogènes et la santé cognitive. L’étude, publiée dans la revue spécialisée Diabetes Care, suggère que prolonger la période de vie reproductive pourrait avoir un effet bénéfique sur la prévention de la démence chez les femmes atteintes de diabète de type 2.
Pour parvenir à ces conclusions, l’équipe de recherche a analysé les données de 159 751 femmes ménopausées diabétiques de type 2, âgées de plus de 40 ans, issues d’une base de données nationale de santé coréenne. Les informations relatives à leur histoire reproductive ont été recueillies par le biais de questionnaires. L’apparition de la démence a été identifiée grâce aux codes de diagnostic et aux prescriptions de médicaments spécifiques.
Sur une période de suivi médiane de 8,3 ans, 24 218 cas de démence ont été recensés, dont 18 819 cas de maladie d’Alzheimer et 2 743 cas de démence vasculaire. Les analyses statistiques ont révélé que les femmes ayant une durée de vie reproductive d’au moins 40 ans présentaient un risque de démence toutes causes confondues réduit de 27 % (rapport de risque de 0,73 ; intervalle de confiance à 95 %, 0,69-0,78) par rapport à celles ayant une durée de vie reproductive inférieure à 30 ans.
L’étude confirme également l’intérêt d’une parité élevée : les femmes ayant eu des enfants affichaient un risque de démence réduit de 27 % par rapport aux femmes sans enfant. De plus, un traitement hormonal substitutif (THS) continu pendant plus de cinq ans était associé à une diminution de 17 % du risque de démence. Ces effets bénéfiques ont été observés de manière similaire pour la maladie d’Alzheimer et la démence vasculaire.
Ces résultats soulignent l’importance de considérer les facteurs reproductifs comme des éléments potentiels dans la prévention de la démence chez les femmes diabétiques de type 2. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents à cette association et pour déterminer si ces découvertes peuvent être transposées à d’autres populations.
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(lj/BIERMANN)