Publié le 7 octobre 2025. Plusieurs plateformes de réseaux sociaux, dont Meta (Facebook et Instagram) et TikTok, sont visées par une action collective en Italie, accusées de ne pas protéger suffisamment les mineurs et de mettre en danger leur santé mentale.
- Une action collective est intentée contre Meta et TikTok pour non-respect des règles d’âge et utilisation d’algorithmes manipulateurs.
- Les plaignants demandent l’introduction de contrôles d’âge plus stricts et la suppression des algorithmes jugés nocifs.
- L’Italie envisage également d’interdire l’activité d’influenceur aux moins de 15 ans.
Une action collective a été déposée par le cabinet d’avocats Turin Ambrosio & Commodo, en collaboration avec l’organisation Moige, contre les géants des réseaux sociaux Meta et TikTok. Les plaignants estiment que ces plateformes ne respectent pas les restrictions d’âge en vigueur en Italie et proposent des fonctionnalités potentiellement dangereuses pour le bien-être psychologique des enfants. Selon les estimations, plus de trois millions d’enfants de moins de 14 ans seraient présents sur ces plateformes, en violation de la loi.
L’action collective exige que Meta et TikTok mettent en place des vérifications d’âge plus rigoureuses pour les utilisateurs de moins de 14 ans, conformément à la législation italienne. De plus, il est demandé la suppression des algorithmes considérés comme manipulateurs et la fourniture d’informations transparentes sur les conséquences possibles d’une utilisation excessive des réseaux sociaux sur la santé des jeunes utilisateurs. Les plaignants soulignent que l’utilisation des médias sociaux peut entraîner des troubles de l’alimentation, des problèmes de sommeil, de la dépression et une baisse des résultats scolaires chez les mineurs.
Parallèlement à cette action collective, le gouvernement italien travaille sur une nouvelle législation visant à protéger les enfants et les adolescents de l’exploitation en ligne. Un projet de loi actuellement examiné par le Parlement prévoit d’interdire l’activité d’influenceur aux moins de 15 ans. L’objectif est de préserver les jeunes des pressions commerciales et des risques liés à l’exposition précoce sur les réseaux sociaux, que ce soit par des tiers ou par leurs propres parents.
Le projet de loi prévoit également de renforcer les règles concernant le consentement au traitement des données personnelles. Les jeunes de 14 à 16 ans ne pourraient plus donner leur consentement de manière indépendante, mais uniquement avec l’accord de leurs parents. La Commission européenne prévoit, quant à elle, de mettre en place d’ici le 30 juin 2026 un système d’identité numérique minimal permettant de vérifier l’âge des utilisateurs et de lutter contre la création de faux comptes.
Des poursuites similaires sont également en cours aux États-Unis contre Facebook, Instagram et TikTok, où les entreprises sont accusées d’avoir rendu des millions d’enfants dépendants grâce à des mécanismes ciblés. La négociation dans l’affaire italienne devrait débuter en février 2026 devant la Chambre de commerce de la Cour de Milan.
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