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Les gènes, les hormones et l’environnement interagissent au début de la puberté – Örebronyheter

Publié le 28 octobre 2025 16:35:00. La puberté, période de bouleversements physiques et psychologiques, suscite de nombreuses questions chez les parents et les professionnels de santé. Une récente thèse de l'université d'Örebro explore les mécanismes complexes qui la…

Les gènes, les hormones et l’environnement interagissent au début de la puberté – Örebronyheter

Publié le 28 octobre 2025 16:35:00. La puberté, période de bouleversements physiques et psychologiques, suscite de nombreuses questions chez les parents et les professionnels de santé. Une récente thèse de l’université d’Örebro explore les mécanismes complexes qui la déclenchent et les raisons des variations individuelles dans son apparition.

  • Une étude menée par Maria Rodanaki révèle que les troubles du développement pubertaire, notamment un début précoce chez les filles et tardif chez les garçons, sont rarement liés à une maladie sous-jacente grave.
  • Les garçons présentant une puberté tardive bénéficient généralement d’un traitement efficace, avec peu d’effets secondaires, pour amorcer leur développement.
  • La recherche souligne l’importance d’une prise en charge adaptée des jeunes pendant cette phase cruciale de leur vie, en tenant compte des facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux.

Le début de la puberté, cette étape charnière entre l’enfance et l’âge adulte, est un sujet de préoccupation pour de nombreux parents. Si les tranches d’âge habituelles se situent entre 8 et 13 ans pour les filles et 9 et 14 ans pour les garçons, des variations significatives peuvent survenir. Maria Rodanaki, chercheuse à l’université d’Örebro et médecin-chef au département de médecine de l’enfant et de l’adolescent, a consacré sa thèse à comprendre les mécanismes qui régissent ce développement.

« Il existe des mécanismes très complexes derrière le début de la puberté et ce qui contrôle exactement le moment du début de la puberté n’est pas entièrement compris », explique Maria Rodanaki. Ses travaux se sont concentrés sur les filles entrant dans la puberté de manière précoce et les garçons présentant un retard pubertaire significatif, c’est-à-dire en dehors des normes établies.

L’étude des garçons ayant une puberté tardive a révélé que, dans la plupart des cas, aucune maladie sous-jacente n’est en cause. Un traitement hormonal visant à stimuler le développement pubertaire est souvent proposé, et les résultats sont encourageants. « Les résultats de la recherche montrent qu’il existe rarement une maladie sous-jacente chez les garçons qui se développent tardivement. Beaucoup se voient proposer un traitement pour démarrer la puberté et le traitement donne de bons résultats et peu d’effets secondaires », précise la chercheuse.

La puberté est un processus complexe, influencé par une interaction subtile entre les gènes, les hormones et l’environnement. Pendant l’enfance, le système hormonal reste relativement inactif, avant d’être activé au moment de la puberté, déclenchant les changements physiques et psychologiques caractéristiques de cette période.

Bien que les connaissances sur les hormones impliquées dans la puberté se soient considérablement accrues, de nombreuses questions restent en suspens quant aux facteurs qui déclenchent réellement ce processus. Maria Rodanaki souligne : « Bien que nous en sachions aujourd’hui plus qu’avant sur les hormones qui affectent la puberté, il reste encore beaucoup à comprendre sur ce qui déclenche réellement le processus. »

Au-delà des aspects biologiques, la recherche de Maria Rodanaki s’intéresse également aux conséquences à long terme d’une puberté tardive. Une étude menée auprès d’hommes ayant connu un retard pubertaire à l’adolescence a montré qu’ils ne présentent pas de différences significatives par rapport aux autres hommes en termes de niveau d’éducation, de situation professionnelle ou de revenus à l’âge adulte.

Cependant, ils ont tendance à se marier ou à vivre en couple plus tardivement. « En revanche, ils étaient dans une moindre mesure mariés ou cohabitant jusqu’à l’âge de 30 ans que les hommes ayant une puberté normale », note la chercheuse. Une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le déclenchement de la puberté pourrait ainsi permettre d’améliorer la prise en charge des jeunes et de les accompagner plus efficacement dans cette phase importante de leur vie.

Informations complémentaires :

  1. La puberté commence généralement entre 8 et 13 ans chez les filles et entre 9 et 14 ans chez les garçons.
  2. Les troubles de la puberté se manifestent le plus souvent par un début précoce chez les filles et un début tardif chez les garçons.
  3. Ces troubles peuvent avoir des répercussions non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan psychosocial.

Santé | Orebro
Actualités d’Örebro

Source : Région du comté d’Örebro, Hôpital universitaire d’Örebro

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.