Publié le 7 janvier 2026 à 7h25. Régimes restrictifs et perte de poids : faut-il vraiment diaboliser les glucides pour atteindre ses objectifs ? Une nouvelle analyse scientifique nuance les idées reçues sur le rôle des féculents dans la prise de poids.
- L’équilibre calorique, et non la quantité de glucides, est le facteur déterminant dans la gestion du poids.
- La qualité des glucides consommés est primordiale : privilégier les aliments non transformés pour une perte de poids durable.
- Les régimes pauvres en glucides ne sont pas plus efficaces à long terme qu’un régime équilibré et modéré.
Longtemps pointés du doigt comme les principaux responsables de la prise de poids, les glucides font l’objet de nombreuses controverses. Entre les régimes « low carb » qui prônent leur restriction, voire leur suppression totale, et les recommandations nutritionnelles classiques, il est parfois difficile de s’y retrouver. Mais faut-il réellement bannir les pâtes et le pain pour retrouver la ligne ?
Les glucides constituent l’un des trois nutriments essentiels à notre organisme, aux côtés des protéines et des lipides. Ils se présentent sous trois formes principales : les sucres, l’amidon et les fibres. Leur assimilation par le corps diffère selon leur structure. Les sucres fournissent une énergie rapide, tandis que l’amidon libère cette énergie plus lentement. Les fibres, quant à elles, sont plus difficiles à absorber.
La mauvaise réputation des glucides est en grande partie due aux habitudes alimentaires occidentales, souvent riches en produits transformés et en sucres ajoutés. Ces aliments, comme les sodas ou les biscuits industriels, apportent un grand nombre de calories sans procurer de réelle sensation de satiété, favorisant ainsi les grignotages et les excès.
L’équilibre énergétique, clé de la réussite
Selon les chercheurs, c’est avant tout un déséquilibre entre les calories absorbées et les calories dépensées qui conduit à l’obésité et aux maladies associées, telles que le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires. « Ce n’est pas la quantité de glucides en elle-même qui est problématique, mais plutôt leur qualité, leur quantité et leur degré de transformation », soulignent-ils. Une perte de poids est possible, quel que soit l’apport en glucides, lipides ou protéines, à condition que l’organisme dépense plus d’énergie qu’il n’en reçoit.
Bien que les régimes pauvres en glucides puissent donner des résultats rapides, les études montrent qu’ils ne sont pas plus efficaces sur le long terme qu’un régime équilibré, impliquant une réduction modérée de tous les macronutriments.
Privilégier la qualité à la restriction
La qualité de l’alimentation est donc plus importante que la suppression pure et simple des glucides. Les personnes qui consomment principalement des aliments non transformés – légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes – ont tendance à perdre du poids de manière plus durable que celles qui privilégient les plats préparés ou les pâtisseries industrielles, souvent riches en additifs. L’équilibre calorique et la qualité des aliments sont donc les véritables déterminants de la prise ou de la perte de poids. Adopter un mode alimentaire adapté à son style de vie et à son niveau d’activité physique est essentiel pour maintenir un poids stable sur le long terme. (Université de Bâle/mc/ps)
Sources :
Base de données Cochrane des revues systématiques (2022)
Nature Medicine (2025)
D’autres articles sont disponibles dans le numéro de UNI NOVA (novembre 2025).
Université de Bâle
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