Publié le 3 décembre 2025 07:52:00. Le taux de défaut de paiement sur les prêts hypothécaires garantis par la Ginnie Mae a atteint un niveau préoccupant de 9,2 % au 30 septembre, signalant une fragilité croissante chez les emprunteurs, en particulier ceux dont le profil de crédit est intermédiaire.
- Le taux de délinquance hypothécaire pour les prêts Ginnie Mae a atteint 9,2 % au 30 septembre 2024.
- Les emprunteurs ayant un score FICO compris entre 661 et 720 présentent une augmentation notable des défauts de paiement.
- Les experts s’inquiètent d’un possible retour aux niveaux de délinquance observés pendant la crise de 2008 et la pandémie de COVID-19.
Selon un rapport de Gestion des investissements JMN, une société spécialisée dans la gestion de portefeuille et le conseil financier, la délinquance hypothécaire pour les prêts garantis par la Ginnie Mae a atteint 9,2 % au 30 septembre. Bien que ce chiffre reste inférieur aux pics observés lors de la Grande Récession et de la crise sanitaire liée à la COVID-19, il indique une détérioration de la situation financière de certains emprunteurs.
Nick Krsnich, membre directeur chez JMN Investment, souligne que les impayés de la GNMA ont dépassé la moyenne historique des deux dernières années. Il précise :
« Les données relatives à la COVID-19 montrent les statistiques de prêts douteux les plus élevées de ces dernières années. Les impayés de la GNMA sur 30 à 60 jours suivent le rythme de la croissance des impayés globaux ; il existe un plus grand portefeuille de prêts qui pourraient avancer vers des “seaux” ultérieurs. »
Nick Krsnich, membre directeur, Gestion des investissements JMN
L’analyse du rapport révèle que les emprunteurs ayant des scores FICO plus faibles sont particulièrement touchés. Les niveaux de délinquance de ces emprunteurs se rapprochent désormais de ceux observés pendant la pandémie (26,7 % et 26,4 % contre 32,4 %). La tranche de score FICO comprise entre 661 et 720, qui représente une part importante du marché, affiche une augmentation de 7 % du taux de délinquance entre 2024 (8,1 %) et 2025 (8,7 %).
Selon M. Krsnich, cette tendance pourrait signaler que les emprunteurs de la classe moyenne commencent à ressentir les effets combinés de taux d’intérêt plus élevés et d’un coût de la vie en augmentation.
« Cela pourrait être le signe que les emprunteurs de niveau « moyen » commencent à ressentir les conséquences à la fois d’un emprunt plus élevé et d’un coût de la vie plus élevé. Si cela signifie que les scores FICO « effectifs » ne sont pas aussi élevés qu’ils l’étaient au moment de l’origination ou que l’endettement total a des conséquences néfastes, peu importe, c’est la catégorie qui mérite un examen minutieux. »
Nick Krsnich, membre directeur, Gestion des investissements JMN
Il rappelle que la situation vécue en 2020, où des mesures de relance monétaire massives ont permis d’éviter une vague de saisies, pourrait ne pas se reproduire aujourd’hui.
Le rapport souligne également que la durée moyenne des prêts, située entre 37 et 48 mois, correspond à une période de performance relativement faible. Cette observation renforce les inquiétudes quant à la capacité des emprunteurs à honorer leurs engagements à long terme.
Pour consulter le rapport complet, veuillez cliquer ici.
Photo: Agê Barros
