Publié le 24 février 2024 18:47:00. Les États-Unis réduisent le nombre de vaccins recommandés pour les enfants, une décision qui divise la communauté médicale et s’inscrit dans la continuité d’une politique initiée par l’administration Trump.
- Le programme de vaccination infantile aux États-Unis sera simplifié, passant de 18 vaccins recommandés à 11.
- Cette modification, annoncée par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), répond à une volonté affichée du secrétaire à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., de limiter le nombre de vaccins administrés aux enfants.
- L’Association des pédiatres américains (AAP) s’oppose à cette décision, craignant une résurgence de maladies évitables.
Les autorités sanitaires américaines ont annoncé une révision significative du calendrier vaccinal pour les enfants. Désormais, seuls les vaccins contre la rougeole, les oreillons, la rubéole, la polio, la coqueluche, le tétanos, la diphtérie, le virus de la grippe B, le pneumocoque, le papillomavirus et la varicelle seront systématiquement recommandés à tous les enfants. Cette simplification marque un changement notable par rapport aux 18 vaccins précédemment conseillés.
Les vaccins restants ne seront plus proposés que pour les “groupes à haut risque”, tels que ceux contre le virus respiratoire syncytial (VRS), l’hépatite A, l’hépatite B et deux types de méningite bactérienne (MenACWY et MenB). D’autres vaccins, comme ceux contre le rotavirus, la grippe, l’hépatite A, l’hépatite B et le méningocoque, seront désormais soumis à une “prise de décision clinique partagée” entre les parents et leur médecin. Le vaccin anti-Covid avait déjà été intégré à cette approche l’année dernière.
Cette décision intervient après une directive lancée le mois dernier par l’ancien président Donald Trump, qui avait demandé d’aligner le calendrier vaccinal américain sur celui de pays comme le Danemark, où le nombre de vaccins administrés est plus limité. Plus d’informations sur cette directive sont disponibles ici.
L’Association des pédiatres américains (AAP) a immédiatement exprimé son désaccord avec cette nouvelle politique, maintenant ses propres recommandations en matière de vaccination infantile. De nombreux pédiatres et médecins de famille ont d’ores et déjà indiqué qu’ils continueraient à suivre les directives de l’AAP plutôt que celles des CDC.
« C’est un jour très sombre pour les enfants, pour leurs parents et pour notre pays en général. Il y aura davantage de maladies, davantage d’infections, davantage d’hospitalisations. »
Jesse Goodman, professeur de médecine et de maladies infectieuses à l’Université de Georgetown
Les experts craignent que cette réduction du nombre de vaccins recommandés n’entraîne une résurgence de maladies infectieuses qui étaient auparavant sous contrôle grâce à la vaccination de masse. La communauté médicale s’inquiète des conséquences potentielles sur la santé publique et appelle à la prudence.
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