New York – L’Organisation des Nations unies se retrouve face à une prolifération de « Journées internationales », allant de célébrations importantes à des commémorations plus discutables. Face à cette situation, l’Assemblée générale a décidé de suspendre temporairement l’examen de nouvelles propositions, afin de rationaliser ce calendrier désormais surchargé.
L’Assemblée générale, forte de 193 États membres, a régulièrement proclamé des journées dédiées à des causes variées, allant de la Journée internationale de la femme à la Journée mondiale du thon, en passant par la Journée internationale de la pomme de terre. L’ONU en observe désormais 218 chaque année, un nombre qui ne cesse d’augmenter.
Cette tendance a conduit à l’adoption d’une résolution qui « note avec inquiétude l’augmentation significative du nombre de propositions visant à proclamer des journées, semaines, mois, années ou décennies internationales ». À titre expérimental, l’Assemblée générale suspendra donc l’examen de nouvelles propositions lors de ses 81e et 82e sessions.
La résolution prévoit également que, à partir de la 81e session en 2026, le Président de l’Assemblée générale regroupera toutes les demandes de commémorations internationales au sein d’une seule résolution, chaque proposition étant présentée dans un paragraphe distinct.
Parmi les Journées internationales prévues pour mars 2026, on retrouve notamment la Journée mondiale des herbiers marins (1er mars), la Journée zéro discrimination des Nations Unies (1er mars), la Journée internationale de la perte de l’oreille et de l’audition (3 mars), ainsi que la Journée internationale de la femme (8 mars) et la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie (15 mars). La liste exhaustive compte plus de 20 événements pour le mois de mars seul.
De même, le mois de décembre sera marqué par la Journée mondiale du sida (1er décembre), la Journée internationale des personnes handicapées (3 décembre) et la Journée internationale des droits de l’homme (10 décembre), parmi d’autres.
Cette décision intervient alors que l’ONU cherche à optimiser son fonctionnement et à se concentrer sur les enjeux les plus urgents, tout en reconnaissant l’importance de sensibiliser le public à une multitude de causes.
