Publié le 8 décembre 2025 à 21h00. Une vaste étude menée par des chercheurs de Harvard apporte des éléments rassurants quant à l’utilisation des médicaments de type GLP-1, largement prescrits pour le diabète de type 2 et l’obésité, en écartant un lien avec un risque accru de cancers liés à l’obésité.
- Les agonistes des récepteurs GLP-1 (GLP-1RA) n’augmentent pas le risque de cancers liés à l’obésité, selon une analyse de 48 essais cliniques.
- L’étude porte sur plus de 94 245 personnes atteintes de diabète de type 2 ou en surpoids et examine l’impact de médicaments tels que le sémaglutide, le dulaglutide et le tirzépatide.
- Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, les résultats actuels ne suggèrent pas de danger lié à l’utilisation de ces médicaments.
Les médicaments agonistes des récepteurs GLP-1 (GLP-1RA), dont l’ozempic est un exemple bien connu, sont de plus en plus utilisés pour traiter le diabète de type 2 et l’obésité. Une nouvelle étude, publiée dans les Annales de médecine interne, apporte des éclaircissements importants sur leur profil de sécurité, en particulier en ce qui concerne le risque de cancer.
L’équipe de recherche de l’ École de médecine de Harvard (États-Unis) a analysé les données de 48 essais cliniques randomisés, contrôlés par placebo, impliquant un total de 94 245 participants atteints de diabète de type 2, de surpoids ou d’obésité. Ces essais évaluaient l’efficacité et la sécurité de médicaments approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, notamment le sémaglutide, le dulaglutide et le tirzépatide.
Les chercheurs se sont concentrés sur l’incidence de plusieurs types de cancers associés à l’obésité, tels que le cancer colorectal, de l’œsophage, du foie, de l’endomètre et de l’ovaire, ainsi que le myélome multiple et le méningiome. Les résultats indiquent que les GLP-1RA ont peu ou pas d’effet sur le risque de cancer de la thyroïde, du pancréas, du sein ou du rein.
Il est important de noter que la plupart des essais inclus dans l’analyse avaient une durée de suivi relativement courte et n’étaient pas spécifiquement conçus pour étudier le risque de cancer. Néanmoins, l’étude a révélé une cohérence dans les résultats : pour d’autres types de cancers, comme le cancer colorectal, de l’œsophage ou du foie, la certitude des preuves était plus faible, et l’impact potentiel sur le cancer gastrique reste incertain.
Les analyses de sous-groupes, qui ont comparé différents médicaments, dosages et durées d’exposition, n’ont pas modifié ces conclusions. Dans l’ensemble, les résultats suggèrent qu’il n’existe pas d’indication claire d’un risque accru de cancer lié à l’utilisation des GLP-1RA.
Les auteurs de l’étude soulignent toutefois la nécessité de mener des recherches plus approfondies, avec des études de plus longue durée spécifiquement conçues pour évaluer le risque de cancer, afin de mieux comprendre les effets potentiels, qu’ils soient bénéfiques ou néfastes, de ces médicaments sur le développement de la maladie.
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