Home SantéLes métastases leptoméningées ne devraient pas exclure un traitement systémique dans le CPNPC

Les métastases leptoméningées ne devraient pas exclure un traitement systémique dans le CPNPC

by Sophie Martin

Publié le 5 janvier 2026. Une nouvelle étude suggère que les traitements systémiques améliorent significativement la survie des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) présentant des métastases au niveau des méninges, remettant en question les pratiques traditionnelles.

  • Les traitements systémiques peuvent améliorer considérablement la survie des patients atteints de CPNPC avec métastases méningées.
  • Les métastases leptoméningées, bien que rares (environ 3 % des cas de CPNPC), sont associées à un pronostic défavorable.
  • Le paysage thérapeutique du CPNPC a évolué ces dix dernières années, offrant de nouvelles perspectives.

Les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et présentant des métastases leptoméningées – une propagation des cellules tumorales aux méninges ou au liquide céphalo-rachidien – peuvent bénéficier d’une amélioration significative de leur survie grâce à des traitements systémiques. C’est la conclusion d’une recherche rétrospective menée par le Dr Jarno Huijs, chercheur à l’Institut de recherche en oncologie (GROW) de l’Université de Maastricht.

Les métastases leptoméningées surviennent généralement par voie sanguine ou par extension de métastases cérébrales préexistantes, explique le Dr Huijs. Elles touchent environ 3 % des patients atteints de CPNPC au cours de l’évolution de la maladie. Certains facteurs de risque ont été identifiés, notamment un âge plus jeune, une charge tumorale importante et la présence de mutations spécifiques (EGFR, ALK, ROS1), ainsi que des métastases cérébrales.

« Le paysage thérapeutique du CPNPC a considérablement changé au cours des 10 dernières années »

Jarno Huijs, médecin-chercheur

Traditionnellement, le pronostic pour ces patients était sombre. Auparavant, la survie médiane était de seulement 2 à 4 mois avec un traitement actif, et réduite à 4 à 6 semaines en cas de soins palliatifs uniquement. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que cette approche doit être réévaluée.

« Les métastases leptoméningées ne devraient plus automatiquement être une raison pour s’abstenir d’un traitement systémique », souligne le Dr Huijs, ouvrant la voie à une prise en charge plus agressive et potentiellement plus efficace pour ces patients.


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