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Les parents d’enfants atteints de maladie mentale ont besoin de soutien et d’espoir – Hufvudstadsbladet

Publié le 13 octobre 2025 23:04:00. Lorsqu'un enfant est confronté à des troubles psychiques, toute la famille est touchée. Si l'aide existe, elle est souvent fragmentée et insuffisante, laissant les parents seuls face à un fardeau lourd et…

Les parents d’enfants atteints de maladie mentale ont besoin de soutien et d’espoir – Hufvudstadsbladet

Publié le 13 octobre 2025 23:04:00. Lorsqu’un enfant est confronté à des troubles psychiques, toute la famille est touchée. Si l’aide existe, elle est souvent fragmentée et insuffisante, laissant les parents seuls face à un fardeau lourd et complexe.

  • La maladie mentale d’un enfant impacte profondément la dynamique familiale, la vie professionnelle et la situation financière des parents.
  • Les familles rencontrent des difficultés pour accéder à un soutien global et coordonné, devant souvent assumer un rôle de gestion de projet.
  • 86 % des parents déclarent accompagner activement leur enfant dans son parcours de soins, et près d’un tiers estiment que cette charge a augmenté.

La vie bascule lorsqu’un enfant souffre de troubles psychiques. Les relations au sein du couple parental sont mises à rude épreuve, les carrières professionnelles en sont affectées, les finances familiales se dégradent et les interactions quotidiennes deviennent plus complexes. Au-delà de l’enfant, c’est l’ensemble du système familial qui est touché.

L’un des principaux obstacles rencontrés par les familles est la fragmentation des soins. Si des aides existent, elles sont souvent cloisonnées – soutien scolaire, traitements médicamenteux, services sociaux – et nécessitent une coordination fastidieuse entre différents intervenants. En l’absence d’un référent unique, les parents se retrouvent contraints d’endosser le rôle de chefs de projet, une charge supplémentaire qui pèse sur leur propre bien-être.

« Chaque proche d’une personne atteinte de maladie mentale a droit à une aide pour sa part. »

Les parents ne sont pas de simples spectateurs : ils jouent un rôle central dans le rétablissement de leur enfant. Une récente enquête, MIPA 2.0, révèle que 86 % des parents accompagnent activement leur enfant dans son parcours de soins, et que près d’un tiers estime que cette implication a augmenté au fil du temps. Cette implication, bien que témoignant de l’amour et du dévouement parental, représente également une source de stress et d’épuisement.

L’expérience vécue par les parents est une ressource précieuse dans le processus de soins. Le rétablissement de l’enfant passe par la prise en compte des besoins de l’ensemble de la famille et par la mise en place d’un réseau de soutien solide et bienveillant. Il est essentiel de considérer la famille non pas comme un simple accompagnateur, mais comme un acteur à part entière du processus de guérison.

La maladie mentale d’un enfant ou d’un adolescent suscite de vives inquiétudes, des peurs et des incertitudes chez les parents. Il est primordial qu’ils reçoivent, au bon moment, des informations claires et actualisées sur la maladie, les options thérapeutiques et les perspectives de rétablissement. Parallèlement, ils ont besoin d’être écoutés, de bénéficier d’un soutien téléphonique et de pouvoir échanger avec d’autres parents confrontés aux mêmes difficultés.

L’association Finnfamy se consacre à accompagner les parents aussi longtemps que nécessaire. Le soutien ne doit pas s’arrêter lorsque l’enfant reçoit des soins, mais doit être continu et adapté à l’évolution de la situation.

Garder espoir est un défi de taille lorsque l’avenir semble incertain. Pourtant, il est vital de ne pas perdre de vue la possibilité d’un avenir meilleur, tant pour l’enfant qui lutte pour retrouver son équilibre que pour les parents qui doivent puiser dans leurs ressources pour surmonter les épreuves.

La compréhension et l’acceptation sont les fondements de toute approche constructive. La maladie mentale n’est la faute de personne – ni de l’enfant, ni des parents. Elle ne définit pas l’individu et ne remet pas en question sa valeur. Il est impératif de renforcer les connaissances sur les troubles psychiques, mais surtout de changer les mentalités : la maladie mentale ne doit pas être stigmatisée et la responsabilité de sa gestion ne doit pas incomber uniquement aux familles.

En tant que société, nous devons faire davantage pour soulager le fardeau des familles. Chaque enfant et chaque jeune a le droit d’être considéré comme une personne à part entière, et non pas uniquement comme un ensemble de symptômes ou un diagnostic. Et tout proche d’une personne atteinte de troubles psychiques a droit à un soutien adapté à ses propres besoins.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.