Publié le 2 novembre 2025 à 13h37. Les Pays-Bas vont restituer à l’Égypte une sculpture datant de l’époque des pharaons, un geste annoncé par le Premier ministre sortant Mark Rutte lors d’une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
- Une tête en pierre vieille de 3 500 ans, provenant de la dynastie de Thoutmosis III, sera restituée.
- La sculpture avait été volée et réapparue en 2022 lors de la foire d’art Tefaf à Maastricht.
- Cette restitution s’inscrit dans l’engagement des Pays-Bas à respecter le traité de l’UNESCO de 1970 sur le patrimoine illégalement exporté.
Cette restitution marque une étape importante dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. La sculpture, représentant une tête en pierre datant de l’époque du pharaon Thoutmosis III (1479 à 1425 avant J.-C.), avait été illégalement exportée d’Égypte. Elle a été identifiée en 2022 lors de la prestigieuse foire d’art Tefaf à Maastricht, aux Pays-Bas. Le marchand qui la proposait à la vente l’a retirée de l’exposition une fois son origine illégale établie.
Thoutmosis III, souvent qualifié de « Napoléon d’Égypte » par le Musée national des Antiquités, est reconnu pour ses vastes conquêtes au Moyen-Orient et en Nubie (la région correspondant aujourd’hui au sud de l’Égypte et au nord du Soudan).
L’Inspection gouvernementale de l’information et du patrimoine néerlandais procédera à la remise de la sculpture à l’ambassadeur égyptien aux Pays-Bas d’ici la fin de l’année. Les circonstances exactes de la disparition de l’œuvre restent floues, mais l’inspection estime qu’elle a probablement été pillée lors des troubles du Printemps arabe en 2011 ou 2012.
L’Égypte n’a pas encore précisé le lieu d’exposition de la statue. Le tout nouveau Grand Musée égyptien du Caire, inauguré hier, pourrait être une option privilégiée. Ce musée abrite une collection impressionnante de 50 000 objets liés à l’Égypte ancienne, couvrant une période remontant à l’an 3000 avant J.-C.

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Les Pays-Bas affirment ainsi leur adhésion au traité de l’UNESCO de 1970, qui vise à lutter contre l’importation et l’exportation illicites de biens culturels. L’Égypte, de son côté, continue de réclamer le retour de nombreux objets d’art qu’elle considère comme faisant partie intégrante de son patrimoine national, notamment le buste de Néfertiti conservé au Musée égyptien de Berlin et le Zodiaque de Dendérah exposé au Louvre à Paris.
