Les prix à la pompe devraient connaître une baisse significative l’année prochaine, selon les dernières prévisions de l’Energy Information Administration (EIA), l’agence d’information énergétique du gouvernement américain. Cette tendance à la baisse intervient après une période de volatilité et pourrait alléger le fardeau financier des consommateurs.
L’EIA prévoit une diminution du prix du pétrole brut Brent, passant de 69 dollars le baril (environ 64 euros) en 2025 à 55 dollars le baril (environ 51 euros) l’année prochaine, contre 81 dollars (environ 75 euros) en 2024. En conséquence, le prix de l’essence à la pompe devrait reculer, atteignant 3 dollars le gallon (environ 1,14 euro le litre) en 2026, après être passé de 3,30 dollars (environ 1,25 euro le litre) en 2024 à 3,10 dollars (environ 1,18 euro le litre) cette année.
La production américaine de pétrole brut continue de croître et devrait se maintenir à un niveau élevé. L’EIA estime qu’elle atteindra 13,6 millions de barils par jour en 2025, un chiffre qui restera stable en 2026. Parallèlement, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) des États-Unis, déjà dominantes sur le marché mondial en 2023 et 2024, devraient continuer à augmenter, passant de 12 milliards de pieds cubes par jour en 2024 à 16 milliards de pieds cubes par jour en 2026.
Concernant le gaz naturel, les prix devraient augmenter, passant de 2,20 dollars par million d’unités thermiques britanniques (BTU) en 2024 à 3,50 dollars en 2025, puis à 4 dollars en 2026. Cette hausse est due à une demande croissante, notamment liée au développement des centres de données pour l’intelligence artificielle.
Le rapport de l’EIA dresse également un bilan de la production d’électricité aux États-Unis. Le gaz naturel reste la principale source d’énergie, avec une part de 40 % en 2025 et 2026, en légère baisse par rapport aux 42 % de l’année précédente. Les énergies renouvelables (hydroélectricité, solaire, éolien, géothermie et biomasse) gagnent du terrain, passant de 23 % en 2024 à 26 % en 2026. La part du nucléaire diminue légèrement, tandis que celle du charbon reste relativement stable, autour de 16 à 17 %.
Enfin, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) devraient augmenter légèrement, passant de 4,8 milliards de tonnes en 2024 à 4,9 milliards de tonnes cette année, avant de revenir à 4,8 milliards de tonnes en 2026.