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Les procureurs ukrainiens accusent Volkov, allié de Navalny, de « justifier » l’invasion russe – Rapports

Publié le 16 janvier 2026 à 00:22:00. L’ancien collaborateur d’Alexeï Navalny, Leonid Volkov, est accusé par les autorités ukrainiennes de « justifier » l’invasion russe, une accusation qui intervient après la diffusion de messages privés controversés et pourrait…

Les procureurs ukrainiens accusent Volkov, allié de Navalny, de « justifier » l’invasion russe – Rapports

Publié le 16 janvier 2026 à 00:22:00. L’ancien collaborateur d’Alexeï Navalny, Leonid Volkov, est accusé par les autorités ukrainiennes de « justifier » l’invasion russe, une accusation qui intervient après la diffusion de messages privés controversés et pourrait entraîner la révocation de son permis de séjour en Lituanie.

  • Les procureurs ukrainiens ont ouvert une enquête préliminaire contre Leonid Volkov pour « justification » de l’invasion de l’Ukraine en 2022, passible de cinq à huit ans de prison.
  • Volkov est critiqué pour des commentaires publiés en ligne où il dénigrait un combattant paramilitaire russe combattant du côté ukrainien, le qualifiant de néo-nazi.
  • La Lituanie, où Volkov réside depuis 2019, envisage de révoquer son permis de séjour, estimant qu’il pourrait représenter une menace pour la sécurité nationale.

Les autorités ukrainiennes ont formellement accusé Leonid Volkov, un proche collaborateur du défunt opposant russe Alexeï Navalny, de « justifier » l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie. L’information a été rendue publique jeudi, selon plusieurs médias. Cette accusation intervient dans un contexte de vives critiques à l’encontre de Volkov suite à la divulgation de messages privés où il exprimait des opinions controversées.

Ces messages, largement diffusés, révélaient des commentaires acerbes de Volkov à l’égard de Denis Kapustin, fondateur et chef du Corps des volontaires russes, un groupe paramilitaire combattant aux côtés des forces armées ukrainiennes. Volkov accusait Kapustin d’être un néo-nazi et un « cadeau pour la propagande du Kremlin ». Il a également exprimé son mécontentement envers Kyrylo Budanov, l’ancien chef des services secrets ukrainiens, le qualifiant de « technologue politique provincial dégoûtant ».

La Lituanie, pays où Volkov a trouvé refuge depuis 2019, a réagi en annonçant qu’elle étudiait la possibilité de révoquer son permis de séjour. Le Premier ministre lituanien a jugé les propos de Volkov « inacceptables » et a soulevé des questions quant à sa sécurité. Déclaration du Premier ministre lituanien.

Volkov a depuis exprimé des regrets pour ses commentaires « émotionnels et durs », tout en maintenant ses critiques fondamentales. Il a notamment réaffirmé son opposition à toute collaboration avec des individus ou des groupes d’extrême droite. Réaction de Volkov aux critiques. Il a déclaré aux médias lituaniens :

« Je n’aime pas les néo-nazis et je pense que ce n’est pas une bonne chose de les soutenir ou de coopérer avec eux. Combattre le mal par le mal n’est pas la meilleure idée. »

Leonid Volkov

Volkov a également contesté l’idée, exprimée par certains responsables ukrainiens, que tous les citoyens russes soient collectivement responsables de la guerre. Il a dénoncé cette approche comme une « rhétorique de propagande » qui renforce les arguments du Kremlin selon lesquels l’Occident serait hostile aux Russes en raison de leur nationalité.

Selon le média indépendant SOTA, qui cite un document qu’il considère comme une mise en demeure d’accusations criminelles, les procureurs ukrainiens ont ouvert une enquête préliminaire contre Volkov pour « justification » de l’invasion de l’Ukraine en 2022. Document de SOTA. Cette accusation pourrait entraîner une peine de cinq à huit ans de prison. Une source anonyme des forces de l’ordre ukrainiennes a confirmé l’authenticité de ces accusations au service en langue russe de Deutsche Welle. Confirmation de Deutsche Welle. À ce jour, le bureau du procureur général ukrainien n’a pas réagi à ces informations.

Il est important de noter que Volkov avait déjà été condamné par un tribunal militaire russe l’année dernière à 18 ans de prison par contumace pour diverses accusations, notamment diffusion de « fausses nouvelles » sur l’armée russe et « réhabilitation du nazisme ». Condamnation par un tribunal russe.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.