Publié le 28 décembre 2025 06:53:00. Une étude suédoise de longue haleine suggère que la consommation régulière de produits laitiers gras, comme le fromage et la crème, pourrait réduire le risque de démence, mais cet effet bénéfique ne s’observe pas chez les individus porteurs du gène APOE4, associé à la maladie d’Alzheimer.
- La consommation quotidienne d’environ 50 grammes de fromage gras (contenant plus de 20 % de matières grasses) est associée à une diminution de 13 % du risque de démence.
- Au moins 20 grammes de crème par jour réduisent le risque de démence de 16 %.
- Ces effets protecteurs ne sont pas observés chez les porteurs du gène APOE4, principal facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer à apparition tardive.
Des chercheurs de l’Université de Lund ont suivi plus de 27 000 participants pendant 25 ans, aboutissant à des résultats surprenants publiés dans la revue Neurologie. L’étude remet en question certaines idées reçues sur l’impact des graisses alimentaires sur la santé cérébrale.
Cette recherche met en lumière l’importance d’une approche nutritionnelle personnalisée. L’étude révèle que les bénéfices observés en matière de protection contre la démence ne sont pas universels et dépendent de la présence ou de l’absence du gène APOE4. Les personnes porteuses de ce gène nécessitent des stratégies nutritionnelles spécifiques.
Il est crucial de noter que les effets positifs observés concernent uniquement les produits laitiers naturels ou traditionnellement fermentés. Les aliments ultra-transformés (AUT) ne présentent pas les mêmes bénéfices et sont, au contraire, associés à un déclin cognitif. La « renaissance des graisses » ne s’applique qu’aux aliments complexes comme les fromages affinés, dont la matrice riche en vitamine K2, en peptides spécifiques et en cultures probiotiques pourrait avoir un effet synergique sur la santé vasculaire du cerveau.
Les experts estiment que ces découvertes pourraient conduire à une adaptation des recommandations nutritionnelles d’ici 2026. L’accent serait moins mis sur une réduction globale des graisses et davantage sur la qualité des graisses et le degré de fermentation des aliments. Le statut génétique deviendrait également un facteur de plus en plus important dans l’élaboration des régimes alimentaires, en particulier chez les personnes âgées. L’étude souligne également l’importance de la nutrition pour maintenir des vaisseaux cérébraux sains, étant donné que l’effet protecteur le plus marqué a été observé dans le cas de la démence vasculaire.
En conclusion, toutes les graisses ne se valent pas. Une diabolisation générale des aliments traditionnels riches en nutriments pourrait être contre-productive, à moins que la génétique ne s’y oppose. Il est essentiel de prendre en compte les spécificités individuelles pour optimiser la santé cérébrale.
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