Publié le 1er janvier 2026. Malgré des contraintes financières et des crises mondiales, des progrès significatifs ont été réalisés en 2025 dans la lutte contre les maladies infectieuses et l’amélioration de la santé mondiale, grâce à une coopération internationale renforcée et à l’innovation.
- Les Maldives sont devenues le premier pays à éliminer la transmission mère-enfant du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B.
- Plusieurs nations ont franchi des étapes clés dans l’élimination de maladies tropicales négligées, de la tuberculose et du paludisme.
- L’adoption du premier accord mondial sur les pandémies et le renforcement du Règlement sanitaire international marquent un engagement renouvelé en faveur de la préparation aux crises sanitaires.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que, malgré les défis posés par les réductions de financement, les conflits et les chocs climatiques, des avancées notables ont été enregistrées en matière de contrôle, de prévention et de préparation aux maladies à l’échelle mondiale. Le rapport de l’agence onusienne, publié fin 2025, met en lumière à la fois les succès obtenus grâce à une collaboration fondée sur des données probantes et les risques qui planent si les efforts et les financements ne sont pas maintenus.
Plusieurs pays ont ainsi franchi des étapes historiques dans l’élimination des maladies infectieuses. Le Brésil a rejoint les Maldives en éliminant la transmission mère-enfant du VIH, devenant ainsi le pays le plus peuplé des Amériques à atteindre cet objectif. Parallèlement, le Burundi, l’Égypte et Fidji ont éliminé le trachome, tandis que la Guinée et le Kenya ont éradiqué la maladie du sommeil. Le Niger s’est distingué en devenant le premier pays africain à éliminer la cécité des rivières. Depuis 2010, le nombre de personnes nécessitant un traitement pour une maladie tropicale négligée a diminué de près d’un tiers.
La lutte contre la tuberculose (TB) a également porté ses fruits, avec une diminution des décès, en particulier en Afrique et en Europe, où les réductions ont dépassé 45 % au cours de la dernière décennie. Cependant, la maladie a encore causé la mort d’environ 1,2 million de personnes en 2024, soulignant la persistance de risques liés au VIH, à la malnutrition et à d’autres facteurs de vulnérabilité.
Des progrès significatifs ont également été accomplis dans la lutte contre le paludisme. La Géorgie, le Suriname et le Timor-Leste ont obtenu la certification d’élimination du paludisme, et sept autres pays africains ont introduit des vaccins contre cette maladie en 2025. Ces efforts, combinés à l’utilisation de moustiquaires améliorées et d’autres outils innovants, ont permis de prévenir environ 170 millions de cas et un million de décès en 2024.
Au-delà de ces succès spécifiques, 2025 a été marquée par des avancées importantes dans la coopération mondiale en matière de santé. Les pays ont adopté le premier accord mondial sur les pandémies et renforcé le Règlement sanitaire international (RSI), posant ainsi les bases d’une réponse plus rapide et plus équitable aux futures urgences sanitaires.
Les dirigeants mondiaux ont également approuvé une déclaration politique historique sur les maladies non transmissibles et la santé mentale. De nouvelles recommandations, fondées sur des données probantes, ont été publiées dans des domaines variés tels que les soins maternels, la méningite, le diabète pendant la grossesse et les médicaments anticancéreux adaptés aux enfants.
Le rapport OMS Statistiques sanitaires mondiales 2025 révèle que 1,4 milliard de personnes supplémentaires vivent en meilleure santé grâce à la réduction de la consommation de tabac, à l’amélioration de la qualité de l’air et à l’accès accru à l’eau potable et à l’assainissement. La vaccination reste un pilier essentiel de ces progrès. Les efforts mondiaux de vaccination ont permis de réduire les décès dus à la rougeole de 88 % depuis 2000, sauvant près de 59 millions de vies. En 2025, plusieurs pays ont étendu la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), se rapprochant ainsi de l’élimination du cancer du col de l’utérus.
Cependant, des défis importants persistent. Vingt millions d’enfants n’ont pas reçu les vaccins essentiels en raison de conflits, de ruptures d’approvisionnement et de la désinformation. De plus, la diminution des décès maternels et infantiles n’est pas suffisamment rapide pour atteindre les objectifs mondiaux, ce qui souligne la nécessité d’investir davantage dans les soins de santé primaires et les programmes d’accouchement sans risque.
Les réductions de financement en 2025 ont perturbé les services de santé essentiels, notamment les soins maternels, la vaccination, la prévention du VIH et la surveillance des maladies. L’OMS met en garde contre le risque que ces coupes budgétaires annulent les progrès durement acquis. Malgré ces pressions, l’organisation a soutenu des réponses rapides aux urgences et aux crises sanitaires dans 79 pays et territoires, dont Gaza, le Soudan et l’Ukraine, en fournissant une aide médicale d’urgence et en contribuant à contenir les épidémies. Elle a livré des médicaments, aidé à maintenir les hôpitaux ouverts, participé aux campagnes de vaccination et veillé à ce que les populations continuent d’avoir accès aux services de santé essentiels – « parce que les bébés doivent encore naître, les crises cardiaques doivent encore être évitées et le diabète doit encore être traité, même en cas d’urgence », souligne l’organisation.
À l’horizon 2026, l’OMS considère l’adoption du premier accord sur les pandémies et le renforcement du Règlement sanitaire international comme des signes d’un engagement mondial renouvelé en faveur de la préparation. L’organisation réaffirme son attachement au principe énoncé lors de sa création en 1948 : le meilleur état de santé possible doit être un droit pour tous, et non un privilège réservé à quelques-uns.
« Ensemble », insiste l’OMS, « grâce à la science, aux solutions et à la solidarité, nous pouvons construire un avenir plus sain, plus sûr et plus prometteur pour tous. »
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