Home SantéLes restrictions de visite à l’hôpital demeurent alors que le nombre total de patients grippés tombe en dessous de 700

Les restrictions de visite à l’hôpital demeurent alors que le nombre total de patients grippés tombe en dessous de 700

by Sophie Martin

Publié le 22 décembre 2023 17h36. Malgré une légère amélioration, la circulation de la grippe reste préoccupante en Irlande, avec des hôpitaux toujours confrontés à une forte affluence et des restrictions de visite maintenues, notamment en maternité.

  • Le nombre d’hospitalisations liées à la grippe a diminué, passant de 815 la semaine dernière à 692 actuellement.
  • Quelque 3 548 nouveaux cas de grippe ont été enregistrés la semaine passée, et 1 806 personnes ont consulté aux urgences.
  • Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la vaccination, en particulier pour les populations à risque, et appellent à ne pas relâcher les efforts pendant les fêtes.

La situation hospitalière reste tendue, malgré une légère baisse des indicateurs. Si le nombre de patients hospitalisés pour grippe a reculé, il demeure élevé, et de nombreux établissements de santé maintiennent des restrictions de visite pour limiter la propagation du virus. Certaines maternités sont particulièrement concernées, limitant l’accès aux partenaires et aux personnes de soutien désignées.

Au total, 3 548 nouveaux cas de grippe ont été recensés la semaine dernière, et 1 806 personnes ont dû se rendre aux urgences en raison de symptômes grippaux. Bien que ce chiffre soit en baisse par rapport aux 1 893 enregistrés la semaine précédente, il témoigne de la persistance de l’épidémie.

Le Dr Colm Henry, directeur clinique du HSE (Health Service Executive, l’autorité de santé irlandaise), a mis en garde contre un possible rebond des cas pendant les vacances de fin d’année, période où les interactions sociales sont plus fréquentes. Il a souligné l’importance cruciale de la vaccination, en particulier pour les personnes vulnérables.

« Le taux de vaccination reste important, en particulier parmi les groupes à risque. Il est encore temps de se faire vacciner contre la grippe, et j’encourage toutes les personnes éligibles à en profiter. Le meilleur moment pour se faire vacciner est maintenant. »

Dr Colm Henry, directeur clinique du HSE

La ministre de la Santé, Jennifer Carroll MacNeill, a appuyé cet appel à la vaccination, qualifiant la souche de grippe actuelle de particulièrement virulente.

« Il s’agit d’une mauvaise grippe, et j’encourage toute personne pouvant se faire vacciner à se faire vacciner. »

Jennifer Carroll MacNeill, ministre de la Santé

Elle a également noté une augmentation du taux de vaccination par rapport aux années précédentes, ce qui, selon elle, contribue à atténuer l’impact de l’épidémie. Si les hôpitaux parviennent pour l’instant à gérer l’afflux de patients, la ministre a prévenu que la saison grippale n’est pas encore terminée et qu’une nouvelle vague d’infections est possible en janvier.

Parallèlement, l’Organisation irlandaise des infirmières et sages-femmes (INMO) tire la sonnette d’alarme concernant les effectifs hospitaliers, appelant à un renforcement du personnel pour faire face à la pression accrue. La ministre a reconnu l’existence de lacunes en matière de personnel, évoquant des postes financés mais non pourvus et un manque de conversion de contrats précaires en postes à temps plein.

Plusieurs hôpitaux, dont l’hôpital universitaire de Cork, l’hôpital universitaire de Kerry et l’hôpital de Bantry, continuent d’appliquer des restrictions de visite en raison de la circulation de la grippe. L’hôpital de Clonmel comptait lundi matin 20 patients sur des brancards, et les heures de visite y sont limitées à 18h30-20h30, avec un maximum de deux visiteurs par patient.

La maternité de l’université de Cork a également mis en place des restrictions strictes, limitant les visites entre 7h et 23h au partenaire de la patiente ou à une personne de soutien désignée. Les enfants ne sont pas autorisés dans les zones cliniques, en raison d’un taux de grippe particulièrement élevé chez les enfants de moins de cinq ans et les enfants non vaccinés. Des aménagements sont prévus pour les mères devant prolonger leur séjour à l’hôpital, afin de leur permettre de retrouver leur famille.

Krysia Lynch, défenseure des droits des patientes en maternité, s’est inquiétée des conséquences de ces restrictions pour les femmes ayant subi une césarienne et nécessitant un soutien important. Elle a souligné la pression croissante sur les services de maternité, avec des taux de césarienne et d’induction en augmentation à l’approche de Noël.

« Les services postnatals sont absolument pleins. Cela signifie que le rapport entre les bébés et les femmes et les sages-femmes sera le plus faible, car nos services sont complètement remplis. »

Krysia Lynch, défenseure des droits des patientes en maternité

Elle a plaidé pour un financement accru et des investissements dans les services de maternité, notamment pour améliorer l’accès aux soins communautaires après la naissance, afin de réduire les risques pour l’hiver prochain. Elle a également souligné l’importance du soutien familial pour les nouvelles mères.

« Beaucoup de femmes aimeraient voir leur mère, leur sœur ou leur amie… quelqu’un qui leur apporte une perspective différente, surtout s’ils attendent leur premier bébé. »

Krysia Lynch, défenseure des droits des patientes en maternité

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