Publié le 2025-10-10 04:12:00. Une nouvelle étude recommande la vaccination des femmes enceintes et des nourrissons contre le virus respiratoire syncytial (VRS), une infection courante mais potentiellement grave chez les jeunes enfants.
- Une équipe de scientifiques appelle à une vaccination universelle contre le VRS pour protéger les nourrissons.
- Aux États-Unis, près de 90 % des bébés sont infectés par le VRS au cours de leur première année de vie.
- Deux options de protection sont désormais disponibles : un vaccin pour les femmes enceintes et un vaccin pour les nourrissons.
Le virus respiratoire syncytial (VRS) est une cause majeure d’infections respiratoires, de pneumonie et de difficultés respiratoires chez les jeunes enfants. Ce que beaucoup de parents reconnaissent comme un simple rhume, avec un bébé enrhumé et une respiration sifflante qui ne s’améliore pas, peut parfois masquer une infection beaucoup plus sérieuse.
Une équipe de scientifiques dirigée par Nirma Khatri Vadlamudi de l’université de Floride tire la sonnette d’alarme. Après des années de recherche, elle recommande désormais de vacciner les femmes enceintes et les bébés du monde entier contre le VRS. « Où que vous soyez dans le monde, le VRS provoque des maladies graves chez les enfants de moins d’un an », explique Vadlamudi. « En rendant les anticorps monoclonaux contre le VRS ou le vaccin maternel contre le VRS universellement disponibles, nous pouvons protéger les jeunes nourrissons contre les maladies graves associées à ce virus. »
Vaccination contre le VRS
Même si ses recherches portaient sur des enfants canadiens, Vadlamudi estime que les conclusions s’appliquent à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, par exemple, une étude publiée dans The Lancet en 2023 a révélé que 89 % des 2 000 bébés étudiés ont été infectés par le VRS au cours de leur première année de vie. Il ne s’agit pas d’une simple grippe : dans les cas graves, elle peut provoquer des sifflements respiratoires, une toux rauque et des difficultés respiratoires.
Recherche
Environ 90 % des enfants dans le monde sont infectés par le VRS avant l’âge de deux ans, précise Vadlamudi. La plupart des enfants se rétablissent à la maison, mais 1 à 2 % doivent être hospitalisés, en particulier les bébés prématurés ou ceux dont le système immunitaire est affaibli. « L’hospitalisation est une expérience terrifiante pour tout le monde, en particulier pour les jeunes enfants et leurs parents. Elle représente un lourd fardeau financier et sanitaire pour les familles », souligne-t-elle.
Un système immunitaire plus faible
Les chiffres sont éloquents. En 2019, on a dénombré 33 millions d’infections par le VRS, 4 millions d’hospitalisations et 30 000 décès d’enfants de moins de cinq ans dans le monde. Au Canada seulement, près de 30 000 enfants ont été hospitalisés pour le VRS entre 2017 et 2023, dont près de la moitié avaient moins de six mois. Ces hospitalisations ont coûté au système de santé canadien environ 23 millions de dollars par an, soit la moitié des coûts totaux liés au VRS.
Admission à l’hôpital
Pour évaluer l’impact du virus, l’équipe de Vadlamudi a analysé les données du Programme canadien de surveillance de l’immunisation et de l’Institut canadien d’information sur la santé. Elle a suivi, entre autres, le nombre d’hospitalisations, les soins intensifs et le recours à la ventilation chez les jeunes patients.
Analyse
Le résultat est clair : il est urgent d’agir. « L’ajout d’anticorps monoclonaux contre le VRS ou du vaccin maternel contre le VRS aux programmes de vaccination est fortement recommandé pour protéger les nourrissons de moins de 6 mois contre une maladie grave à VRS », a déclaré Vadlamudi.
Options de protection éprouvées
Il existe désormais deux options de protection éprouvées. Un vaccin administré aux femmes enceintes au cours du dernier trimestre protège à la fois la mère et le bébé jusqu’à cinq mois après l’accouchement. Et un autre vaccin administré aux bébés immédiatement après la naissance offre une protection jusqu’à six mois.
Attention : Kek Mama n’est pas un expert médical. En cas de doute, consultez toujours un médecin ou un spécialiste.
Combien de parents doutent des vaccinations infantiles ? Vous pouvez le lire ici.
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