Publié le 29 décembre 2025 22h15. L’inquiétude financière et l’insécurité alimentaire pèsent autant sur la santé cardiaque que les facteurs de risque traditionnels, révèle une étude de la Mayo Clinic. Cette recherche souligne l’importance cruciale des déterminants sociaux de la santé dans le vieillissement du cœur et le risque de maladies cardiovasculaires.
- Le stress financier augmente le risque de décès prématuré de 60 %.
- L’instabilité du logement est associée à une augmentation de 18 % du risque de décès.
- Les déterminants sociaux de la santé ont une influence plus importante sur le vieillissement cardiaque que les facteurs de risque traditionnels.
Selon une nouvelle étude menée par la Mayo Clinic et publiée dans Mayo Clinic Proceedings, les difficultés financières et le manque d’accès à une alimentation suffisante peuvent accélérer le vieillissement du cœur, au même titre que le diabète, l’hypertension artérielle ou un antécédent de crise cardiaque. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 280 000 patients suivis entre 2018 et 2023.
Pour évaluer l’âge biologique du cœur de chaque patient, l’équipe a utilisé un électrocardiogramme (ECG) analysé par intelligence artificielle. Ces données ont ensuite été croisées avec les réponses des patients à un questionnaire portant sur leurs conditions de vie et leurs déterminants sociaux de la santé – notamment leur niveau de stress, leur activité physique, leurs liens sociaux, leur logement, leur situation financière, leur sécurité alimentaire, leurs besoins en transport, leur alimentation et leur niveau d’éducation.
Les résultats de l’étude mettent en évidence un lien direct entre ces facteurs sociaux et le vieillissement cardiaque. Selon le Dr Amir Lerman, chercheur principal et directeur du centre de recherche cardiovasculaire de la Mayo Clinic à Rochester, Minnesota, cette recherche confirme que les facteurs de risque traditionnels ne suffisent pas à expliquer l’ensemble des maladies cardiovasculaires.
« Notre étude met en évidence le rôle essentiel des déterminants sociaux de la santé dans le vieillissement et la mortalité cardiaque. »
Dr Amir Lerman, directeur du centre de recherche cardiovasculaire de la Mayo Clinic
L’étude révèle que la pression financière augmente le risque de décès prématuré de 60 %, tandis que l’instabilité du logement est associée à une augmentation de 18 %. Ces chiffres contrastent avec les 10 % de risque supplémentaire liés à un antécédent de crise cardiaque et les 27 % liés au tabagisme.
Les chercheurs soulignent que ces facteurs non médicaux peuvent avoir un impact significatif sur la santé et le risque de décès, comme le rappellent les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. Ils estiment que l’identification de ces facteurs de risque pourrait permettre de mettre en place des interventions préventives ciblées et d’adopter une approche plus personnalisée dans la prise en charge des patients.
En conclusion, l’étude de la Mayo Clinic met en lumière l’importance de prendre en compte le contexte social des patients pour prévenir les maladies cardiaques et améliorer leur santé globale.
Pour plus d’informations sur les déterminants sociaux de la santé, consultez le site web des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
SOURCE : Mayo Clinic, communiqué de presse, 18 décembre 2025
