Home SantéLes taux plasmatiques d’histamine provenant de l’apport alimentaire en histidine/histamine sont en corrélation avec le CGRP dans les tissus trigéminaux | Le journal des maux de tête et de la douleur

Les taux plasmatiques d’histamine provenant de l’apport alimentaire en histidine/histamine sont en corrélation avec le CGRP dans les tissus trigéminaux | Le journal des maux de tête et de la douleur

by Sophie Martin

Publié le 13 novembre 2025 à 14h00. Une étude menée sur des souris révèle des liens complexes entre l’apport alimentaire en histamine, la concentration du peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP) et sa libération, ouvrant des perspectives sur la compréhension des migraines et autres troubles associés.

  • Des variations significatives dans les concentrations de CGRP ont été observées en fonction du régime alimentaire des souris (Altromin ou Ssniff).
  • Une corrélation positive a été mise en évidence entre les taux plasmatiques d’histamine et la concentration de CGRP dans le ganglion trijumeau.
  • La libération de CGRP semble influencée par le sexe des animaux et le type de régime, avec une corrélation négative entre la libération de CGRP et d’histamine chez les femelles.

Des chercheurs ont étudié l’impact d’un régime riche en histamine sur des souris afin de mieux comprendre le rôle de cette substance dans des pathologies telles que les migraines. L’étude, portant sur 60 rongeurs, a analysé les niveaux de CGRP, un neuropeptide impliqué dans la transmission de la douleur, dans différents tissus.

Les souris ont été réparties en groupes recevant soit un régime témoin (Altromin ou Ssniff), soit un régime enrichi en histamine. Les chercheurs ont constaté une légère diminution de l’appétit pendant les premiers jours suivant le passage à un régime riche en histamine, mais tous les animaux ont finalement pris du poids à un rythme similaire, les mâles prenant généralement plus de poids que les femelles. Aucune anomalie comportementale ou physique n’a été observée dans les différents groupes.

L’analyse des concentrations de CGRP a révélé des différences notables entre les animaux nourris avec Altromin et ceux nourris avec Ssniff, notamment dans le plasma, le ganglion trijumeau, le cervelet et l’iléon. L’analyse de la variance (ANOVA) a montré des différences significatives (F1,52 = 9,67, p< 0,005) dans la concentration de CGRP entre les animaux nourris avec Altromin et ceux nourris avec Ssniff dans le plasma, (F1,51 = 62,29, p< 0,0005) dans le ganglion trijumeau, (F1,52 = 65,65, p< 0,0005) dans le cervelet et (F1,16 = 14h45, p< 0,005) dans l'iléon. Aucune différence significative n'a été observée entre les sexes, à l'exception de l'iléon (F1,16 = 12,51, p < 0,005). Les données détaillées sont disponibles dans la Figure 1.

Des études de corrélation ont révélé une tendance à une corrélation positive entre le CGRP et l’histamine dans le plasma et l’iléon, et une tendance à une corrélation négative dans les ganglions du trijumeau et le cervelet. Une analyse plus approfondie a montré une corrélation positive entre les taux plasmatiques d’histamine et la concentration de CGRP dans le ganglion trijumeau, suggérant un lien direct entre l’histamine circulante et la production de CGRP par les neurones afférents du ganglion trijumeau (voir Figure 2). Des informations complémentaires sur ces corrélations sont disponibles dans les Tableau 2 et Tableau 3.

Les expériences de libération de CGRP ont montré que la libération stimulée de CGRP était plus élevée dans les échantillons de souris recevant le régime Altromin que dans ceux recevant le régime Ssniff. Des différences significatives ont également été observées entre les mâles et les femelles. Une analyse plus poussée, tenant compte du poids corporel des animaux, a confirmé la différence entre les régimes Altromin et Ssniff, tout en atténuant la différence entre les sexes (voir Figure 4). Enfin, une corrélation négative significative a été observée entre la libération stimulée de CGRP et la libération d’histamine chez les femelles, mais pas chez les mâles (voir Figure 5).

Ces résultats suggèrent une interaction complexe entre l’histamine, le CGRP et le sexe, qui pourrait être pertinente pour la compréhension des mécanismes sous-jacents aux migraines et autres troubles associés. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces observations et explorer les implications cliniques potentielles.

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