Publié le 3 décembre 2025 23:07:00. Une nouvelle réglementation italienne facilite l’immigration professionnelle pour les descendants d’Italiens vivant à l’étranger, en particulier au Venezuela, dans le but de répondre aux besoins en main-d’œuvre et de renforcer les liens avec la diaspora italienne.
- Les citoyens vénézuéliens d’origine italienne pourront désormais résider et travailler en Italie sans être soumis aux quotas d’immigration habituels.
- Le Venezuela figure parmi les sept pays inclus dans cette première phase, aux côtés de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay, des États-Unis, du Canada et de l’Australie.
- Plus de 116 000 citoyens italiens sont enregistrés au Venezuela, faisant de ce pays un important centre de la diaspora italienne en Amérique latine.
Le gouvernement italien a annoncé une mesure significative visant à simplifier l’immigration pour les descendants d’Italiens résidant hors d’Europe. Un décret signé par le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et publié cette semaine au Journal officiel, permet à ces personnes d’entrer et de résider en Italie pour des raisons professionnelles sans être soumises aux restrictions habituelles liées aux quotas d’immigration.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à attirer une main-d’œuvre qualifiée et à consolider les liens avec les communautés italiennes à l’étranger. Le Venezuela, où vivent plus de 116 396 citoyens italiens selon les données officielles, est l’un des sept pays sélectionnés pour cette première phase. L’Argentine, le Brésil, l’Uruguay, les États-Unis, le Canada et l’Australie sont également concernés.
Le décret justifie cette décision par la nécessité « d’encourager le retour migratoire » des descendants d’Italiens, en soulignant les liens historiques et culturels qui les unissent à l’Italie. Cette mesure pourrait particulièrement bénéficier aux jeunes professionnels vénézuéliens d’origine italienne, confrontés à la crise économique et aux flux migratoires massifs qui touchent leur pays.
Toutefois, d’autres pays comptant d’importantes communautés italiennes, tels que le Mexique, le Pérou, le Chili et l’Afrique du Sud, n’ont pas été inclus dans cette première vague, malgré les recommandations du Conseil général des Italiens de l’étranger. Leur inclusion pourrait être envisagée ultérieurement.
Parallèlement à cette ouverture, l’Italie a récemment renforcé les conditions d’obtention de la citoyenneté par filiation, une décision qui a suscité des critiques de la part de certaines organisations italiennes en Amérique latine.