Publié le 8 octobre 2024 à 23h15. Malgré les promesses de l’administration Trump de maîtriser l’inflation, de nombreux Américains constatent une augmentation continue des prix à l’épicerie, avec des disparités significatives selon les villes.
- Detroit est la ville où les dépenses alimentaires représentent le plus fort pourcentage du revenu des ménages (3,8 %).
- Cleveland arrive en deuxième position, avec également 3,8 %, en raison de son revenu médian particulièrement bas.
- Une étude de WalletHub identifie les villes où l’impact de l’inflation sur le budget alimentaire est le plus marqué.
L’inflation continue de peser sur le pouvoir d’achat des Américains, plus de huit mois après l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui avait fait de la réduction des prix une de ses priorités. Si l’inflation reste une préoccupation nationale, son impact varie considérablement d’une ville à l’autre, selon une nouvelle étude publiée ce mercredi par WalletHub, une société spécialisée dans les finances personnelles.
L’étude, qui a analysé 100 villes américaines, a examiné 26 produits de consommation courante et les a comparés au revenu médian des ménages afin de déterminer où les Américains consacrent la plus grande part de leurs revenus à l’alimentation. Les résultats révèlent des disparités importantes, avec certaines villes particulièrement touchées par la hausse des prix.
Selon WalletHub, ces augmentations ne se traduisent pas seulement par des prix plus élevés en rayon, mais aussi par une proportion croissante du revenu des ménages consacrée à l’alimentation. Detroit arrive en tête du classement, avec 3,8 % du revenu familial moyen consacré aux courses. La ville se distingue également par le prix élevé de certains produits, comme la laitue (10ème position nationale), le sucre (14ème) et le lait entier (17ème). Cependant, elle propose certains des prix les plus bas du pays pour le bœuf haché, le thon et les pêches.
Cleveland se classe deuxième, avec également 3,8 % du revenu consacré à l’épicerie. Cette situation est principalement due au faible revenu médian des ménages de la ville, qui s’élève à 39 187 dollars par an. Les habitants de Cleveland paient certains aliments plus cher que la moyenne nationale, notamment le beurre (8ème position), les boissons gazeuses (15ème) et les bananes (15ème). « Malheureusement, les prix alimentaires raisonnables ne compensent pas le faible revenu moyen de Cleveland », souligne l’étude.
Birmingham, dans l’Alabama, complète le trio de tête avec 3,28 % du revenu consacré à l’épicerie. Ces trois villes partagent un point commun : des revenus relativement faibles, ce qui signifie que même des augmentations de prix modestes ont un impact significatif sur les budgets familiaux.
Voici le classement complet des 10 villes où les Américains dépensent le plus pour faire leurs courses :
- 4. Newark, New Jersey, avec 3,16 %
- 5. Toledo, Ohio, avec 3,09 %
- 6. Hialeah, Floride, avec 3,0 %
- 7. Buffalo, New York, avec 2,98 %
- 8. Cincinnati, Ohio, avec 2,90 %
- 9. Milwaukee, Wisconsin, avec 2,89 %
- 10. Memphis, Tennessee, avec 2,87 %
À l’inverse, certaines villes sont moins touchées par l’inflation alimentaire. Fremont, en Californie, arrive en bas du classement, avec seulement 0,96 % du revenu moyen consacré à l’épicerie. San José, également en Californie, suit de près avec 1,16 %, et San Francisco avec 1,22 %. Ces villes californiennes bénéficient de revenus et d’un pouvoir d’achat plus élevés, ce qui atténue l’impact des prix alimentaires sur les finances des ménages.
Plano, au Texas (1,33 %), Seattle, dans l’État de Washington (1,32 %), et Gilbert, en Arizona (1,24 %), complètent le top 10 des villes où les dépenses alimentaires sont les plus faibles.
Pour aider les consommateurs à faire face à l’inflation, les experts de WalletHub recommandent de budgétiser soigneusement, de profiter des réductions et des coupons, d’opter pour les marques de distributeur, et d’envisager les achats en gros, en particulier pour les familles nombreuses.
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