Home MondeLes villes d’Asie-Pacifique se maintiennent en tête dans un contexte de volatilité mondiale, selon le dernier rapport de Kearney

Les villes d’Asie-Pacifique se maintiennent en tête dans un contexte de volatilité mondiale, selon le dernier rapport de Kearney

by Clara Dubois

Publié le 21 octobre 2025. L’Asie-Pacifique confirme sa domination dans le classement mondial des villes les plus influentes, malgré un contexte géopolitique et économique incertain, selon le rapport 2025 de Kearney sur les villes mondiales.

  • Tokyo, Singapour, Pékin, Hong Kong et Shanghai figurent toujours parmi les dix premières villes mondiales.
  • Séoul et Singapour gagnent du terrain grâce à des investissements massifs dans les infrastructures, les talents et le numérique.
  • La capacité d’adaptation aux enjeux de l’intelligence artificielle et de la résilience climatique devient un facteur clé de succès pour les métropoles.

Les grandes villes de la région Asie-Pacifique (APAC) démontrent une résilience remarquable face aux défis mondiaux, selon le rapport sur les villes mondiales 2025 publié par le cabinet de conseil Kearney. Tokyo, Singapour, Pékin, Hong Kong et Shanghai continuent de se classer parmi les dix premières villes les plus connectées et influentes au monde, un indicateur de leur capacité à s’adapter et à prospérer dans un environnement en constante évolution.

Le rapport souligne que les villes ne sont plus jugées uniquement sur leur taille ou leur histoire, mais de plus en plus sur leur préparation à l’ère de l’intelligence artificielle. Cela implique la capacité à aligner les infrastructures, les sources d’énergie renouvelables et les compétences pour tirer parti des opportunités offertes par l’IA tout en gérant les risques associés.

L’Indice mondial des villes (GCI) évalue les villes selon cinq dimensions principales : l’activité commerciale, le capital humain, l’échange d’informations, l’expérience culturelle et l’engagement politique, à travers 31 indicateurs. Il mesure la capacité de chaque ville à attirer, à retenir et à générer des flux mondiaux de personnes, de capitaux et d’idées.

Tokyo conserve sa quatrième place pour la onzième année consécutive, grâce à la qualité de son capital humain et à des améliorations dans l’activité commerciale, l’expérience culturelle et l’échange d’informations. Singapour se maintient également à la cinquième position, bénéficiant d’une amélioration de l’engagement politique et du capital humain, notamment grâce à la simplification des procédures d’entrée. Ces gains sont toutefois partiellement compensés par un léger recul dans les domaines de l’expérience culturelle et de l’activité commerciale.

Hong Kong a progressé, passant de la neuvième à la septième place du GCI, grâce à une augmentation du nombre de visiteurs internationaux et à la vitalité de son offre artistique et culturelle. Les autres grandes villes de l’APAC ont conservé leurs positions dans le classement.

Voici le top 10 du Global Cities Index 2025 :

  1. New York
  2. Londres
  3. Paris
  4. Tokyo
  5. Singapour
  6. Pékin
  7. Hong Kong
  8. Shanghai
  9. Los Angeles
  10. Chicago

« L’indice des villes mondiales de cette année confirme la résilience des pôles asiatiques traditionnels. Malgré les vents contraires mondiaux croissants et les perturbations technologiques, toutes les principales villes de l’APAC sont restées en tête du GCI, soulignant leur pertinence durable et l’influence mondiale croissante de la région »,

Shigeru Sekinada, président de la région Asie-Pacifique et directeur général du Japon, Kearney

Parallèlement à la performance des villes établies, les pôles asiatiques émergents gagnent également du terrain. Taipei et Kuala Lumpur ont notamment enregistré une forte progression en termes d’activité commerciale, tandis que Jakarta a amélioré sa position en matière de capital humain grâce au renforcement de ses institutions et de ses infrastructures.

L’APAC se distingue également par une amélioration de l’échange d’informations, grâce à des investissements croissants dans les infrastructures numériques et l’intégration mondiale. Des villes comme Shenyang, Osaka, Taipei et Mumbai ont réalisé des progrès significatifs dans ce domaine.

Le Global Cities Outlook (GCO), qui évalue le potentiel futur des villes, révèle des changements notables dans la hiérarchie mondiale et régionale. Séoul et Singapour se hissent ainsi parmi les cinq premières villes les plus prometteuses. Singapour a fait un bond spectaculaire, passant de la 20e à la troisième place, grâce à des gains en matière d’infrastructures, de PIB par habitant et d’investissements étrangers. Séoul a quant à elle progressé de la cinquième à la deuxième place, portée par des améliorations constantes en matière d’innovation et de gouvernance.

Le rapport de Kearney conclut que la compétitivité à long terme des villes dépendra de trois facteurs clés : l’expansion de la capacité énergétique, l’intégration de la résilience et de l’habitabilité dans la croissance, et le développement de talents adaptés à l’ère de l’intelligence artificielle.

« Les villes sont désormais en première ligne de l’ère du renseignement. Leur leadership dépendra non seulement de la capture des gains de productivité de l’IA, mais aussi de la manière dont elles gèrent ses risques. Les villes du futur seront celles qui seront capables d’intégrer la sécurité énergétique, les investissements renouvelables et le développement des talents dans une stratégie unique et cohérente, définissant la prochaine ère de compétitivité mondiale »,

Shigeru Sekinada, président de la région Asie-Pacifique et directeur général du Japon, Kearney

Note à l’éditeur

Le GCI évalue l’engagement des villes à l’échelle mondiale selon cinq dimensions : l’activité commerciale, le capital humain, l’échange d’informations, l’expérience culturelle et l’engagement politique. Le GCO, quant à lui, examine la manière dont les villes créent les conditions nécessaires à leur futur statut d’acteurs mondiaux majeurs. Cette analyse couvre quatre dimensions : le bien-être personnel, l’économie, l’innovation et la gouvernance, qui sont les principaux déterminants de la capacité d’une ville à attirer un capital humain talentueux, à générer de la croissance économique, à accroître la compétitivité et à assurer la stabilité et la sécurité.

Alors que le GCI quantifie l’état actuel des centres urbains, le GCO mesure la manière dont ces mêmes villes veillent à conserver – ou à accroître – leur statut de ville mondiale à l’avenir. Le GCO est conçu pour mettre en lumière non seulement les dirigeants bien établis, mais également les villes qui pourraient être les mieux placées – grâce à des investissements stratégiques dans les performances futures – pour contester leur suprématie.

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