Publié le 14 novembre 2025 16:30. Une nouvelle étude menée grâce à des données satellitaires révèle que l’énergie des vagues géantes est concentrée différemment de ce que l’on pensait, ce qui pourrait améliorer la prévision des dommages côtiers.
Les vagues océaniques, ces forces puissantes qui se propagent sur des milliers de kilomètres, recèlent encore des mystères. Une recherche récente, financée par l’Initiative sur le changement climatique (CCI) de l’Agence spatiale européenne (ESA), a remis en question les modèles établis concernant la distribution de l’énergie dans les vagues de tempête.
Jusqu’à présent, on supposait que les vagues les plus longues transportaient la majeure partie de l’énergie à travers l’océan. Or, les nouvelles mesures obtenues grâce à la mission SWOT (Surface Water and Ocean Topography) montrent que l’énergie est en réalité davantage concentrée dans les vagues de pointe dominantes de la tempête.
Les chercheurs ont analysé les données de plusieurs satellites, dont SWOT, Sentinel-6, ainsi que des archives de plus de 30 ans, pour étudier la propagation des houles – ces vagues longues et lisses qui se détachent des tempêtes. Ils se sont notamment penchés sur l’ouragan Eddie, qui a généré des vagues atteignant près de 20 mètres de haut en haute mer le 21 décembre 2024, soit la plus grande hauteur moyenne de vague enregistrée depuis plus d’une décennie.
L’ouragan Eddie a parcouru plus de 24 000 kilomètres (15 000 milles) en plus de 15 jours, laissant derrière lui un sillage de vagues dont l’énergie a été scrutée avec une précision inédite.
Cette découverte est cruciale car elle a des implications directes sur la façon dont nous évaluons les risques liés aux tempêtes et à l’érosion côtière. L’énergie des vagues influence en effet la résistance des infrastructures côtières et la prévision des dégâts causés par les événements météorologiques extrêmes.
« Il s’avère que davantage d’énergie est concentrée dans les vagues de pointe dominantes de la tempête, et non dans les houles les plus longues », explique l’étude. Cette nouvelle compréhension permettra d’affiner les modèles de prévision et d’améliorer la protection des zones côtières vulnérables.
Les houles océaniques, bien que plus douces et plus longues que les vagues de tempête, peuvent parcourir des milliers de kilomètres sans perdre beaucoup de puissance. Leur étude est donc essentielle pour comprendre la dynamique des océans et anticiper les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes.
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