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L’Espagne met en place des abris climatiques pour faire face à la chaleur

by Clara Dubois

Publié le 17 décembre 2025 à 21h47. Face à des étés de plus en plus caniculaires, l’Espagne prévoit de mettre en place un réseau national d’abris climatiques accessibles à tous, tout en critiquant une décision européenne jugée contre-productive en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

  • L’Espagne va déployer des abris climatiques dans les bâtiments publics pour protéger les populations lors des vagues de chaleur.
  • Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez dénonce une « erreur historique » de l’Union européenne concernant l’abandon progressif des moteurs à combustion interne.
  • L’été dernier, l’Espagne a subi trois vagues de chaleur, dont une de seize jours avec des températures dépassant les 45 °C.

Pour faire face à une chaleur estivale de plus en plus intense, l’Espagne se prépare à équiper son territoire d’abris climatiques. Ces espaces, situés dans des bâtiments publics, seront mis à la disposition de l’ensemble de la population, a annoncé le Premier ministre Pedro Sánchez lors de la présentation des mesures climatiques à Madrid. Cette initiative intervient après un été record en termes de températures, préfigurant, selon les autorités, une nouvelle réalité.

Ce réseau de refuges climatiques s’inscrit dans un plan plus large visant à atténuer les effets du changement climatique. « Les sécheresses dévastatrices et les vagues de chaleur ne sont plus exceptionnelles », a souligné le chef du gouvernement. « Certains étés, nous n’aurons plus des vagues de chaleur, mais une période de chaleur persistante de juin à août. C’est la nouvelle norme. »

L’été dernier, l’Espagne a été frappée par trois vagues de chaleur successives. La plus longue, en août, a duré seize jours, avec des températures dépassant les 45 °C.

« Erreur historique »

Pedro Sánchez a également exprimé sa désapprobation face à la décision de l’Union européenne de ne pas interdire totalement les moteurs à combustion interne dans les voitures d’ici 2035. Il a qualifié cette décision d’« erreur historique », estimant qu’elle remettait en question les objectifs ambitieux du Green Deal européen.

Selon lui, un affaiblissement des objectifs climatiques se traduirait finalement par des coûts plus élevés que la mise en œuvre de mesures préventives. « Nous sommes confrontés à une minorité qui ne conteste pas les faits, mais les mèmes », a-t-il déclaré, selon le journal El País.

Le plan climatique espagnol doit encore être approuvé par le Parlement. L’issue de ce vote reste incertaine, car toutes les formations politiques ne sont pas d’accord sur l’ensemble des mesures proposées. Pedro Sánchez a toutefois affirmé qu’il entend mettre en œuvre un certain nombre de ces initiatives, même en l’absence d’un consensus parlementaire.

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