Madrid s’est portée volontaire pour jouer un rôle de médiateur dans la crise politique au Venezuela, après les récentes tensions exacerbées par les actions américaines et la fuite du candidat de l’opposition, Edmundo Gonzalez Urrutia, vers l’Espagne. L’Espagne réaffirme son engagement en faveur d’une résolution pacifique et négociée du conflit.
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a exprimé sa préoccupation face à la situation, appelant toutes les parties à la « désescalade et à la retenue ». Madrid souligne sa volonté de contribuer à trouver une solution démocratique pour le Venezuela, un pays qui a vu des dizaines de milliers de ses citoyens fuir en Espagne pour des raisons politiques. « L’Espagne a accueilli et continuera d’accueillir des Vénézuéliens contraints de quitter leur pays », a déclaré le ministère dans un communiqué.
La proposition de médiation intervient après l’élection présidentielle du 28 juillet 2024, dont les résultats, officiellement favorables à Nicolás Maduro, n’ont pas été reconnus par l’Espagne. L’opposition vénézuélienne dénonce un scrutin frauduleux. Edmundo Gonzalez Urrutia, le candidat de l’opposition, a fui le Venezuela pour Madrid après le vote et a obtenu l’asile en Espagne, grâce à un avion militaire espagnol.
Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a mené des discussions avec ses homologues brésilien, italien et portugais, ainsi qu’avec Kaja Kallas, chef de la politique étrangère de l’Union européenne, et avec Edmundo Gonzalez Urrutia, sans qu’il n’ait été donné de détails sur le contenu de ces échanges.
Le Conseil national électoral du Venezuela a déclaré Maduro vainqueur, mais n’a pas publié le décompte précis des votes, invoquant une cyberattaque. Maria Corina Machado, initialement candidate de l’opposition, avait été déclarée inéligible et remplacée par Urrutia à la dernière minute. Elle a récemment reçu le prix Nobel de la paix et a pu le rencontrer à Stockholm dans des circonstances difficiles, après avoir vécu cachée au Venezuela depuis l’élection.
Une grande partie de la communauté internationale ne reconnaît pas le résultat de cette élection présidentielle, qui permettrait à Maduro d’entamer un troisième mandat consécutif de six ans.
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