Home SantéL’étude révèle que de brèves éclats peuvent stimuler la santé – le Irish Times

L’étude révèle que de brèves éclats peuvent stimuler la santé – le Irish Times

by Sophie Martin

Publié le 2025-10-02 06:25:00. Des études récentes apportent des éclairages contrastés sur les bienfaits de l’exercice physique sur la santé et la longévité, remettant en question certaines idées reçues et ouvrant de nouvelles perspectives sur la manière d’optimiser son impact.

  • De courtes séances d’activité physique intense (VPA) de seulement deux minutes, répétées plusieurs fois par semaine, pourraient avoir un impact significatif sur la réduction de la mortalité.
  • Une étude sur des jumeaux finlandais suggère que l’hérédité joue un rôle prépondérant dans la longévité, limitant l’impact de l’activité physique sur la mortalité une fois d’autres facteurs pris en compte.
  • Les recommandations officielles en matière d’exercice physique, basées sur des auto-déclarations, pourraient être revues à la lumière de ces nouvelles données.

Depuis l’Antiquité, le lien entre activité physique et bonne santé est reconnu. Les médecins recommandent régulièrement l’exercice, mais établir des preuves scientifiques solides s’avère complexe, en raison de l’influence de facteurs tels que la génétique et le mode de vie.

Des études épidémiologiques menées dès les années 1950 par Jeremy Morris et Ralph Paffenbarger ont mis en évidence une corrélation entre activité physique et réduction de la mortalité. Morris a observé que les conducteurs de bus londoniens, plus actifs que les chauffeurs, présentaient une incidence plus faible de maladies cardiaques et de décès cardiaques subits. Paffenbarger, dans les années 1970, a confirmé une relation inverse entre activité physique et maladies cardiaques, ainsi qu’une diminution de la « mortalité toutes causes confondues ».

L’exercice aérobie – marche, vélo, natation – sollicite les grands groupes musculaires de manière rythmique, augmentant la fréquence cardiaque et la consommation d’oxygène. La pratique régulière réduit les risques de maladies cardiaques, de diabète, d’hypertension artérielle et d’hypercholestérolémie.

Les recommandations actuelles, largement basées sur les déclarations des participants aux études concernant leur activité physique, préconisent de 150 à 300 minutes d’exercice aérobie modéré (comme la marche) ou de 75 à 150 minutes d’activité physique vigoureuse (APV) (course, natation) par semaine. Un engagement de temps conséquent, difficile à maintenir pour beaucoup, qui conduit souvent à l’abandon des programmes d’exercices.

Cependant, des recherches récentes, publiées dans le European Heart Journal, suggèrent qu’une accumulation de courtes séquences d’APV (des « combats » de deux minutes) peut stimuler considérablement la santé, même pour les personnes ayant un emploi du temps chargé. Les auteurs de l’étude ont constaté qu’un total de 15 à 20 minutes d’APV par semaine, en séances de deux minutes, est associé à une réduction du taux de mortalité de 16 à 40 %, avec une diminution supplémentaire possible jusqu’à 57 minutes par semaine. Cette étude a porté sur 103 000 adultes âgés de 40 à 69 ans, et a utilisé des accéléromètres pour mesurer précisément l’activité physique, contrairement aux méthodes antérieures basées sur la mémoire des participants.

Si ces courtes séances d’exercice s’avèrent aussi efficaces qu’annoncé, il s’agirait d’une avancée majeure en matière de santé publique, éliminant de nombreuses excuses pour ne pas pratiquer suffisamment d’activité physique.

Une autre étude, menée sur le long terme auprès de 22 750 jumeaux finlandais, et publiée dans le European Journal of Epidemiology, et analysée par Chuck Dinerstein pour l’American Council on Science and Health, apporte une perspective plus nuancée. Elle examine l’association entre l’activité physique pendant les loisirs (LTPA) et la mortalité toutes causes confondues. Bien que l’exercice physique semble généralement bénéfique, l’étude ne confirme pas une relation causale forte avec la mortalité.

Les jumeaux ont été répartis en quatre catégories d’activité : sédentaire, modérément actif, actif et très actif. Le groupe le plus actif a présenté un risque de mortalité inférieur de 20 % à celui du groupe sédentaire, mais lorsque d’autres facteurs de style de vie ont été pris en compte, ce risque n’a diminué que de 7 %.

Une activité physique modérée s’est avérée suffisante pour obtenir un bénéfice en termes de mortalité, et des niveaux d’activité plus élevés n’ont pas apporté d’amélioration supplémentaire. De plus, des études sur des jumeaux ayant des niveaux d’activité différents suggèrent que l’hérédité est un facteur déterminant majeur de la mortalité, réduisant l’impact de l’activité physique. Nos gènes et nos habitudes de vie semblent donc façonner notre vieillissement et notre espérance de vie.

Comme le disait Aristote :

« Le bonheur est le sens et le but de la vie, tout le but et la fin de l’existence humaine. »

Aristote

Nous devons donc nous efforcer d’être heureux et en bonne santé.

Diverses pratiques sont recommandées pour favoriser le bonheur, telles que la gentillesse envers les autres, le pardon, la méditation positive et la pleine conscience. La formule idéale pour la santé et la longévité pourrait donc être : choisir soigneusement ses parents, faire de l’exercice régulièrement et cultiver le bonheur.

William Reville est professeur émérite de biochimie à UCC.

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