Publié le 2024-02-29 10:00:00. Une activité physique accrue à l’âge moyen et durant la vieillesse pourrait significativement réduire le risque de développer une démence, y compris la maladie d’Alzheimer, selon une étude récente basée sur les données de l’emblématique étude de Framingham.
- L’augmentation de l’activité physique à l’âge mûr et le maintien d’un niveau d’activité élevé durant la vieillesse sont associés à une diminution du risque de démence et de la maladie d’Alzheimer.
- L’étude n’a pas trouvé de lien clair entre l’activité physique au début de l’âge adulte et le risque de démence, mais les chercheurs soulignent la nécessité de poursuivre les recherches.
- Ces résultats renforcent l’importance de promouvoir des modes de vie actifs comme stratégie de prévention de la démence.
Une nouvelle étude, publiée dans la revue JAMA Network, apporte des éléments supplémentaires sur l’influence des habitudes de vie sur la santé cérébrale et le vieillissement. Les chercheurs ont analysé les données de l’étude Framingham, une vaste étude longitudinale sur les maladies cardiaques, pour évaluer l’impact de l’activité physique à différents stades de la vie sur le risque de démence.
L’équipe de recherche a suivi près de 4 300 participants de l’étude Descendants de l’étude cardiaque de Framingham, inscrits entre 1971 et 1975. La santé des volontaires, dont l’âge initial se situait entre 5 et 70 ans, a été évaluée tous les 4 à 8 ans. Cette approche a permis de corréler les niveaux d’activité physique des participants avec les diagnostics de démence posés ultérieurement.
Pour mener à bien leur analyse, les chercheurs ont divisé la vie des participants en trois périodes : jeune adulte (26-44 ans), âge moyen (45-64 ans) et seniors (65-88 ans). Les résultats ont révélé que ceux qui augmentaient leur activité physique à l’âge mûr et maintenaient un niveau d’activité élevé durant la vieillesse présentaient une probabilité réduite de développer une démence ou la maladie d’Alzheimer. Les auteurs estiment que ces observations sont pertinentes pour l’élaboration de politiques de santé publique.
Il est intéressant de noter que l’étude n’a pas mis en évidence de lien significatif entre l’activité physique pratiquée au début de l’âge adulte et le risque de démence. Les chercheurs tempèrent cette observation en soulignant que l’absence d’association pourrait être due à un nombre limité de cas et à des contraintes statistiques. Néanmoins, ces résultats confirment l’importance de la prévention par l’activité physique à des stades plus avancés de la vie.
Les auteurs insistent sur la nécessité d’adopter ou d’augmenter les habitudes d’activité physique à l’âge mûr, soulignant que cela peut avoir des effets bénéfiques sur le vieillissement cérébral. L’étude ne prescrit pas de routines spécifiques, mais elle renforce l’idée que la promotion de modes de vie actifs constitue un outil prometteur pour réduire le fardeau futur de la démence et de la maladie d’Alzheimer.
La publication de cette étude dans JAMA Network et l’utilisation des données historiques de Framingham confèrent une crédibilité supplémentaire à ces découvertes. Les chercheurs appellent toutefois à poursuivre les recherches afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu et de déterminer l’effet dose optimal. Une meilleure compréhension du moment et de la manière d’intensifier l’activité physique pourrait guider les campagnes et les programmes de prévention visant à réduire l’impact social et économique de la démence.
En conclusion, l’augmentation de l’activité physique à l’âge moyen et durant la vieillesse apparaît comme une stratégie accessible pour réduire le risque de démence. Bien qu’elle ne remplace pas d’autres mesures préventives, elle rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour adopter de bonnes habitudes et prendre soin de sa santé cérébrale.