Publié le 7 décembre 2023 23:15:00. Plus de 100 élèves enlevés fin novembre dans un internat catholique au Nigeria ont été libérés, mais près de 165 personnes, dont des écoliers et du personnel, restent aux mains de leurs ravisseurs. Cet incident relance les inquiétudes face à la recrudescence des enlèvements contre rançon dans le pays.
- Plus de 300 élèves et membres du personnel du pensionnat St. Mary de Papiri, dans l’État du Niger, avaient été enlevés fin novembre.
- Cent écoliers ont été relâchés et sont arrivés dans la capitale Abuja, devant être transférés lundi aux autorités régionales.
- Les circonstances de cette libération – intervention militaire ou négociation avec les ravisseurs – restent floues.
L’annonce de la libération de ces 100 élèves a été faite hier par l’ONU et relayée par les médias locaux nigérians. Selon les informations disponibles, les enfants doivent être officiellement remis aux représentants du gouvernement de l’État du Niger ce lundi. Cependant, le sort des 165 autres personnes toujours détenues par les ravisseurs reste incertain.
L’enlèvement avait eu lieu fin novembre au pensionnat St. Mary de Papiri, situé dans le centre du Nigeria. Sur les 315 élèves, âgés de 8 à 18 ans, et membres du personnel initialement enlevés, une cinquantaine avaient réussi à s’échapper peu après l’attaque.
Le Nigeria est confronté depuis des années à une vague d’enlèvements perpétrés par des groupes criminels armés, principalement dans le nord-ouest et le centre du pays. Ces bandes opèrent dans une vaste zone forestière qui s’étend sur plusieurs États, et cherchent à extorquer des rançons en kidnappant des personnes. Ces activités ont déjà causé la mort de milliers de personnes.
Cet incident rappelle tragiquement l’enlèvement de 276 jeunes filles dans leur école de Chibok en 2014, un événement qui avait suscité une indignation internationale. Malgré les efforts déployés, certaines des filles enlevées à Chibok restent toujours portées disparues.
