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L’Indonésie renforce sa capacité nationale de diagnostic de la diphtérie grâce à une formation en laboratoire soutenue par l’OMS

by Sophie Martin

Publié le 2026-01-05 04:21:00. Une formation de pointe s’est achevée à Jakarta, en Indonésie, renforçant la capacité du pays à détecter rapidement la diphtérie, une maladie infectieuse potentiellement mortelle, et à prévenir les épidémies grâce à une meilleure collaboration entre laboratoires.

  • Du 27 au 30 octobre 2025, 18 professionnels de laboratoire indonésiens ont participé à un atelier intensif sur le diagnostic de la diphtérie.
  • L’initiative, menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des centres de référence internationaux, vise à améliorer la surveillance et le contrôle des maladies évitables par la vaccination.
  • La formation a mis l’accent sur les techniques d’isolement, d’identification et de typage de la bactérie responsable de la diphtérie, ainsi que sur les procédures de biosécurité et de partage de données.

La diphtérie, une infection grave de la gorge pouvant entraîner des complications respiratoires, cardiaques et neurologiques, reste une menace dans les régions où la couverture vaccinale est insuffisante. Une détection précoce et un diagnostic précis sont cruciaux pour initier un traitement rapide, identifier les contacts à risque et mettre en œuvre des mesures de contrôle efficaces.

L’atelier de Jakarta s’inscrit dans une stratégie régionale plus large de l’OMS visant à consolider les réseaux de laboratoires et à améliorer la préparation face aux maladies infectieuses. La formation a été assurée par des experts de l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) et de l’Office d’État bavarois pour la santé et la sécurité alimentaire (Bayerisches Landesamt für Gesundheit und Lebensmittelsicherheit – LGL), en collaboration avec le Laboratoire national de biologie de la santé, les bureaux nationaux et régionaux de l’OMS et le ministère de la Santé indonésien.

Les participants ont bénéficié d’une formation pratique sur l’ensemble du processus diagnostique, de la culture bactérienne aux tests biochimiques et moléculaires, en passant par la détection de la toxine diphtérique. Des protocoles rigoureux de biosécurité, d’assurance qualité et de communication des résultats ont également été abordés. Les formateurs de l’UKHSA et du LGL ont partagé leurs meilleures pratiques en matière de collecte d’échantillons cliniques et de systèmes d’orientation pour garantir la fiabilité et la rapidité des diagnostics.

Un groupe de participants à une formation en laboratoire portant des blouses de protection et des gants bleus posant ensemble dans une salle de laboratoire.
Les participants et les animateurs de l’atelier de diagnostic de la diphtérie posent ensemble après la session. La session vise à renforcer la capacité nationale de détection et de confirmation rapides des cas de diphtérie, en soutenant les efforts de contrôle de cette maladie évitable par la vaccination. (OMS/Joshua Harmani)

Le Dr Stephen Chacko, chef d’équipe de l’OMS pour les maladies transmissibles, a souligné l’importance de cette collaboration :

« Un diagnostic de laboratoire précis et rapide est essentiel pour confirmer les cas de diphtérie et orienter une action de santé publique efficace. Le renforcement des capacités des laboratoires aux niveaux national et infranational permet de garantir que l’Indonésie est prête à détecter la diphtérie de manière précoce et à prévenir les épidémies. »

Dr Stephen Chacko, chef d’équipe de l’OMS pour les maladies transmissibles

Le professeur Androulla Efstratiou de l’UKHSA a insisté sur la valeur d’une coopération durable entre laboratoires :

« Cet atelier démontre comment le partage d’expertise entre les laboratoires de référence internationaux et les institutions nationales peut renforcer les capacités régionales de diagnostic et de surveillance des maladies. Des systèmes de laboratoire solides sont au cœur d’une réponse efficace aux épidémies. »

Professeur Androulla Efstratiou, UKHSA

Le professeur Andreas Sing du LGL a ajouté :

« Au-delà des aspects techniques, cette formation favorise la collaboration et la standardisation des approches diagnostiques entre les pays, ce qui est essentiel pour le contrôle mondial de la diphtérie. »

Professeur Andreas Sing, LGL

Au-delà du renforcement des compétences techniques, l’atelier a rappelé l’importance cruciale de la vaccination dans la prévention de la diphtérie. Le vaccin contenant l’anatoxine diphtérique est intégré aux programmes de vaccination infantile à travers le monde et offre une protection durable, notamment grâce aux doses de rappel.

Cette formation à Jakarta s’inscrit dans les efforts continus de l’OMS et de ses partenaires pour garantir que les laboratoires nationaux disposent des ressources et de l’expertise nécessaires pour identifier et répondre efficacement à la diphtérie et à d’autres maladies évitables par la vaccination. En renforçant les réseaux de diagnostic et en promouvant la collaboration internationale, les pays de la région sont mieux armés pour protéger leurs populations et sauver des vies.

Rédigé par Joshua Harmani, responsable national professionnel (surveillance des pathologies vaccinales), OMS Indonésie

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