Publié le 5 décembre 2025 18h32. Des injections à longue durée d’action pourraient révolutionner la prise en charge du VIH, offrant une alternative simplifiée pour la prophylaxie et le traitement, en attendant la découverte d’un remède.
- Des essais cliniques sont en cours pour développer une PrEP (prophylaxie pré-exposition) injectable une fois par an.
- Le traitement actuel par Cabenuva (cabotegravir) pourrait passer d’une injection tous les deux mois à une injection tous les quatre mois.
- Malgré les progrès, la recherche d’un remède au VIH reste un objectif majeur, bien que toujours difficile à atteindre.
Selon le Dr Antonio Urbina, directeur médical du Mount Sinai Institute for Advanced Medicine 7th Avenue à New York, l’avenir de la lutte contre le VIH repose sur l’innovation thérapeutique, notamment grâce à des traitements de plus en plus simples à administrer. Il souligne que les nouvelles options injectables à action prolongée pourraient être déterminantes pour améliorer l’observance thérapeutique et, par conséquent, l’efficacité des traitements.
Le Dr Urbina explique que des essais sont actuellement menés pour une PrEP injectable administrée une seule fois par an, nécessitant deux injections intramusculaires. De même, pour les patients déjà sous traitement, l’intervalle entre les injections de Cabenuva pourrait être allongé, passant de deux mois à quatre mois. Ces avancées sont particulièrement encourageantes pour les patients qui rencontrent des difficultés à suivre un traitement quotidien, notamment les 33 % qui ne parviennent pas à atteindre une suppression virologique.
« Je pense que ce à quoi nous assistons est une innovation en termes de traitement. Encore une fois, je pense que ces modalités à action plus longue vont même être encore modifiées afin que nous puissions avoir un traitement une fois par an. »
Dr Antonio Urbina, directeur médical du Mount Sinai Institute for Advanced Medicine 7th Avenue
Malgré ces progrès significatifs, le Dr Urbina tempère l’enthousiasme quant à la découverte imminente d’un remède. Il reconnaît que des recherches sont en cours et que de nouvelles technologies sont explorées, mais il estime que le remède au VIH reste un objectif lointain, un véritable « Saint Graal » pour la communauté scientifique.
La recherche d’un remède au VIH continue donc, parallèlement au développement de traitements plus efficaces et plus faciles à administrer, afin d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le virus et de prévenir de nouvelles infections.